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Chlordécone en Guadeloupe : Chronologie de l’empoisonnement

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Mots-clés : #Chlordécone
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La Chlordécone (CLD) est une molécule faisant partie des organochlorés. Avant elle, les pesticides utilisés faisaient aussi partie des organochlorés. Certains étaient bien plus toxiques (Diéldrine, aldrine), ce qui a expliqué leur abandon. La précédente molécule a été utilisée de 1965 à 1974 : l’hexachlorocyclohexane (HCH), dont l’isomère C avait pour nom commercial le Lindane.

Fabriqué aux Etats-Unis et interdit depuis 1976 pour « forte suspicion de toxicité ».

Interdit en France hexagonale depuis 1990.

Autorisation d’utilisation aux Antilles jusqu’en 2003.

Retrouvé dans les plantations encore récemment.

1977 : première alerte ignorée (Snegaroff, INRA) : contamination des sols et eaux par HCH et CLD.

1999 : détection fréquente de CLD dans les eaux distribuées, (norme x 100), peu de β HCH ; Mise en place de filtres à charbon actif qui sont efficaces pour les eaux de source.

2002 : contamination de patates douces par CLD détectée.

2003 : arrêtés préfectoraux subordonnant cultures de « racines » à l’analyse de sols.

2005-2006 : groupe d’étude et de prospective (INRA-Cirad) : état des lieux, perspectives de recherches.

2003-2007 : enquêtes alimentaires, définition de LMR (AFSSA) - suspicions d’impact sanitaire CLD amplifiées par « expertises » « prudence des recherches épidémiologiques.

2004-2008 : premières recherches sur la pollution des sols et la contamination des cultures par la chlordécone.

2006 : Dépôt de plainte au pénal. C’est en septembre 2009 que l’instruction a commencé.

2008 : démarrage du Plan National d’Action Chlordécone.

C’est le croissant bananier du sud Basse Terre qui est contaminé (terres à bananes).

A Sainte Rose et Lamentin, juste avant la réforme foncière, il y a eu un « coup de banane » (terres de la SIAPAP), on retrouve une contamination bien délimitée.

C’était l’époque de la culture intensive. Tout le paquet technique était appliqué, c’est a dire des doses de 3 kg/ha et par an de CLD.

Ainsi, partout où il y a eu de la banane dans les années 72 à 93, la probabilité de trouver des sols contaminés est élevée.

Avec une exception la Grande terre : Bananeraie assez ancienne à St François mais il n’y a pas de contamination observée.

9000 analyses : 99 % des sols analysés dans la zone à risque fort à très fort de la carte des risques sont contaminés.

Source : Séminaire du LKP - Avril 2010

Post-Scriptum

Lire aussi :

La pollution des sols en Guadeloupe & en Martinique
- Publié le vendredi 26 septembre 2008

ABC... : Chlordécone, paraquat, organochlorés et autres pesticides
- Publié le vendredi 20 juin 2008.

Chlordécone : le rapport Belpomme et après ?
- Publié le lundi 17 septembre 2007

Paraquat : Les agissements criminels de l’Etat francais et des békés mis à nu !
- Publié par le mardi 31 juillet 2007

Publié par la Rédaction le mardi 22 juin 2010

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