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« Guadeloupe, une colonie française ? » Un film de J. P. Lepers

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Mots-clés : #LKP
4 réactions
 

« Guadeloupe, une colonie française ? »
Un film de John Paul Lepers
Enquête : Jonathan Halimi
Image : Matthieu Martin
Montage : Smaïn Belhadj
Direction de production : Caroline Lançon
Proposé par : ON Y VA ! media
Avec la participation de Francetélévisions Et de Planet No Limit

Un an après les évènements qui ont paralysé la Guadeloupe au début de l’année 2009, où en est-on ?

John Paul Lepers et son équipe (Mattieu Martin et Smaïn Belhadj) sont partis à la rencontre des Guadeloupéens encore traumatisés par les 44 jours de grève. Ils constatent une situation bloquée, mais plus compliquée que prévu. Au delà du système économique de « profitation » et du clivage noirs-blancs dénoncé par Elie Domota, le leader du LKP, les reporters découvrent un malaise général.

Si la Guadeloupe n’est plus une colonie depuis 1946, date où elle devient un département, il apparaît que le processus de décolonisation n’est pas fait dans les mentalités. Noirs, blancs et métis sont héritiers mais aussi victimes du passé et de leurs ancêtres.

Faute de débat, les Guadeloupéens ont refoulé cette période difficile de la colonisation. En témoignent ces cimetières d’esclaves oubliés de tous, sur les plages fréquentées aujourd’hui par les touristes.

Avec des archéologues, nous apprenons avec stupeur que le sable d’une de ces plages a été utilisé pour la construction de l’aéroport de Pointe à Pitre, et ce dans l’indifférence générale. Encore plus choquant, cette piscine d’un célèbre club de vacances, creusée au beau milieu d’un ancien cimetière d’esclaves…

Dans ces conditions d’amnésie collective, comment parvenir à une maturité dans les rapports sociaux ? Avec des historiens, des scientifiques, des enseignants et des politiques, tous conscients de ces blocages, John Paul Lepers cherche à explorer les voies de la résilience, dans ce petit bout de France trop souvent oublié par la Métropole.

Source : LaTeleLibre.fr

Publié par la Rédaction le lundi 12 juillet 2010

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« Guadeloupe, une colonie française ? » Un film de J. P. Lepers
le 13 juillet 2010 @ 17h26
Ce film-documentaire est très enrichissant , au plus près de la réalité guadeloupéenne- antillaise mais aussi un peu universel . J’espère que beaucoup de gens le verront ici en Bretagne et en France . J’ai entendu fréquemment des réactions du même genre que celles de ces vacanciers métros lors de mon séjour en Guadeloupe pendant le mouvement social , de la part de métros rencontrés ici ou là . Les discussions ont parfois été aussi brèves que vives . Ils me font honte ! Ils ne sont sans doute pas grand chose chez eux mais ont trouvé des gens à mépriser en les ignorant , en ne les voyant que comme des empêcheurs de tourner rond . Ils ne sont là que pour profiter et se sentir supérieurs alors que les guadeloupéens qui se battaient pour la justice sociale étaient très cultivés et intéressants . Tout au long de ce film , on rencontre des blancs qui parlent de problèmes raciaux mélangeant l’histoire et ses séquelles visibles sur toute une population avec ce qu’ils appellent des problèmes raciaux . Il n’existe qu’une race : LA RACE HUMAINE ! Le problème de la possession de l’économie par les blancs apparait très clairement dès l’enseignement puisqu’on forme les jeunes au "service" mais pas aux responsabilités , les employeurs blancs préférant employer des métros . Le travail historique de très grande qualité effectué par les enseignants guadeloupéens aurait bien besoin de l’être ici également . Si les guadeloupéens ne se sont pas préoccupés des cimetières d’esclaves c’est qu’on ne leur en a pas laissé l’opportunité et qu’on ne respecte toujours pas la loi sur la recherche archéologique . Mais puisqu’on vous dit que c’est une démocratie et que sont appliquées les lois de la république ! Nous avons des ressentis très proches nous aussi qui sommes bretons et beaucoup de points communs avec les guadeloupéens . Bôs . Kristin
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« Guadeloupe, une colonie française ? » Un film de J. P. Lepers
le 14 juillet 2010 @ 13h33
Pas une réponse mais un ajout : Quand on parle aux enfants de la responsabilité des petits rois africains dans l’esclavage,il faudrait leur expliquer le système d’endettement qui leur était imposé et les obligeait à acquitter leurs dettes en captifs . Il y a eu au moins un exemple de démocratie précoce en Afrique bien longtemps avant l’Europe . A lire : "Le refus de l’esclavitude" , de Monsieur Alain Anselin ( historien-anthropologue martiniquais ) , à lire par les enseignants et par tous ! Quand un guadeloupéen exprime sa souffrance en disant : " nous sommes un peuple sous X " , il exprime aussi tous les manquements aux devoir de mémoire . Le minimum ne serait-il pas de rendre hommage à tous ces malheureux à qui l’on a refusé l’humanité pendant si longtemps et à qui la république refuse toujours le plus élémentaire des droits : celui d’être traité en égal dans toutes les situations . Je ne comprends pas comment on peut accepter être un enseignant de la république qui participe à des discriminations de fait dans la formation qui sélectionne ceux qui prendront ou non des responsabilités en fonction des désirs des futurs employeurs ... "Sans hier et sans demain , aujourd’hui ne vaut rien " , Per Jakez Helias . Ken d’ar wech all Pokou (bôs) Kristin
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« Guadeloupe, une colonie française ? » Un film de J. P. Lepers
Réaction de Mecijah le 18 juillet 2010 @ 06h19
je m’associe a Kristin pour dire que ce documentaire amene un nouveau soufle sans prendre parti et en explorant reellement le problem des antilles francaises. je vous invite a le regarder et le partager. Mecijah France/Martinik/Londres
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« Guadeloupe, une colonie française ? » Un film de J. P. Lepers
Réaction de SHAKA (Gwakafwika) le 20 juillet 2010 @ 15h57

Oui mais maintenant comment décoloniser ? Car selon moi le seul processus de décolonisation digne de ce nom pour notre pays Guadeloupe n’est pas l’intégration pure et simple à la métropole ( car qui dit colonie dit métropole) mais l’émancipation de la nation guadeloupéenne. Pleine souveraineté ? Souveraineté partagée ? Plusieurs pistes peuvent être envisagées. Comment se fait-il que nous en Guadeloupe, nous ayons échoué là où en Kanaky ils ont en partie réussi ? D’autant plus que dans les années 80 les indépendantistes guadeloupéens et kanaks ont mené dans leur pays respectif le même combat c’est-à-dire la libération nationale contre l’oppresseur français. La décolonisation du pays de Machoro et de Tjibaou est en train de s’opérer. La France par la force des choses a reconnu le drapeau Kanak. Oui qui aurait pu imaginer qu’un haut responsable de l’Etat français puisse venir se recueillir devant le drapeau indépendantiste kanak ? Même si en réalité la France ne sera pas prête à quitter un pays potentiellement deuxième producteur mondial de nickel, le fait est que le gouvernement français est obligé de reconnaitre la représentativité kanak. D’ici 2014, la population de ce pays sera amenée à se prononcer sur son avenir politique. Alors qu’en est-il en Guadeloupe ? Le grand mouvement social a mis le doigt où ça fait mal c’est-à-dire qu’il a posé le problème de notre relation avec la France. Dans les années 80 à l’époque des nuits bleues, ce problème était fortement posé et c’est ainsi qu’en 1985, il y a eu des négociations secrètes entre Luc Reinette et le gouvernement français socialiste de l’époque. Il était en effet question que la Guadeloupe devienne un Etat associé. Quid de cette négociation ? Qui l’a faite capoter en réalité ? On ne le saura sans doute jamais ! Contrairement aux kanaks qui savent en réalité ce qu’ils sont, qui n’ont pas connus les horreurs de l’esclavage, savent dans quelle direction aller, d’autant plus qu’à part le FLNKS qui est un parti politique, vous avez l’USTKE qui est un syndicat solide et qui sera toujours prêt à défendre les travailleurs kanaks, le peuple kanak contre toutes formes d’injustices qui pourraient se déclarer dans une Kanaky et ce quelque soit le statut politique. Nous peuple de Guadeloupe, nous nous construisons encore puisque que l’esclavage et la loi d’assimilation de 1946 nous ont "dépersonnifié". Certains guadeloupéens dans leur tête sont d’abord français avant d’être guadeloupéens alors qu’en France même (voire même en Guadeloupe) ils sont victimes de discrimination à cause de leurs origines ethniques. Froncés oui, français c’est moins sûr ! La plate-forme de revendication du LKP dont beaucoup de points sont de la compétence de l’Etat français, remet en cause comme je l’ai dit plus haut et ailleurs la présence de la France dans la colonie de Guadeloupe. Au delà des revendications sociales, les guadeloupéens dans leur grande majorité doivent se rendre compte que ce combat est tout d’abord politique car c’est la réorganisation de notre pays qui est en jeu. Est-ce que le quidam guadeloupéen est conscient de ça ? Est-il conscient que les gouvernails ne sont pas détenus par des guadeloupéens ? L’augmentation de façon unilatérale du prix du carburant par un gouverneur - le dénommé Fabre - en est la preuve. Il peut avoir un observatoire des prix composé essentiellement de guadeloupéens qui émet un avis défavorable, cela n’empêchera pas au gouverneur Fabre de procéder à l’augmentation du prix du carburant, un gouverneur qui ne fait qu’obéir aux injonctions de Paris. Le combat futur du LKP sera désormais de conscientiser POLITIQUEMENT le peuple guadeloupéen. Ne pas l’effrayer forcément avec le mot INDEPENDANCE mais lui montrer que nous guadeloupéens, nous devons être responsables chez nous. C’est à partir de là qu’on pourra parler de décolonisation du pays Guadeloupe.

SHAKA (Gwakafwika)

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