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Grève à Mayotte : Marie-Luce Penchard copieusement sifflée

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Mots-clés : #Mayotte
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Vendredi, l’état a dépêché sur l’île Marie-Luce Penchard, après trois semaines de grève générale. La réponse des Mahorais ne s’est pas fait attendre : de nouveaux affrontements ont éclaté dans la foulée à Mamoudzou, le chef-lieu de Mayotte, où plusieurs milliers de manifestants étaient rassemblés pour décider de la suite à donner à leur mouvement contre la vie chère, lancé le 27 septembre 2011.

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Marie-Luce Penchard s’est exprimée devant les Mahorais vendredi en fin d’après-midi. Elle a proposé plusieurs solutions qui n’ont pas convaincu un public qui l’a copieusement sifflée, une fois le discours terminé.

Elle était attendue. Parfois de pied ferme. Sur la place du marché de Mamoudzou, un drap blanc avait été monté pour retransmettre en direct l’allocution de la ministre de l’Outre-mer, mais celui-ci n’a pas résisté à la colère de la foule qui l’a arraché.

Sur la place de la République, un millier de personnes environ s’était rassemblé pour écouter les mots de la ministre venue alors que depuis plusieurs semaines "un mouvement contre la vie chère", dixit le communiqué du ministère, secoue l’île. Dans son allocution, la ministre a tenu à rappeler aux Mahorais en préambule le soutien de l’Etat à travers sa présence. "Je serai toujours aux côtés de Mayotte et des Mahorais. Nous croyons à la volonté de changement des Mahorais, nous croyons au développement de Mayotte", a-t-elle assuré. Mais elle était évidemment attendue sur les réponses qu’elle allait amener pour sortir de la crise.

Le shimaoré censuré

Après avoir rencontré les acteurs locaux dans l’après-midi et avoir "entendu les plaintes sur la vie chère", elle a annoncé l’ouverture d’une enquête [1] sur les marges et la régulation du prix du gaz comme dans les autres territoires d’Outre-mer et la baisse des prix des biens de première nécessité, "une première avancée". Les familles les plus modestes (- de 600 euros/mois de revenus et inscrites à la CAF) auront droit à une réduction supplémentaire de 5 euros/mois par produit parmi une liste de 10 jugés de première nécessité.

Une mesure qui devrait toucher 14000 foyers. Ce système devrait perdurer jusqu’en mars prochain. Sa présence ici était bien la preuve que l’Etat "jouerait son rôle", et qu’elle "prendrait ses responsabilités".

Conspuée à la fin de son discours, elle a du se rendre compte qu’elle n’avait guère convaincue un public, déjà à vif. Ainsi, la traduction du discours en shimaoré [2] , à la fin de celui-ci, a été coupée par les manifestants qui appelaient au retour des syndicalistes bloqués en Petite Terre [3] .

Source : Mayotte La 1ere - 14.10.2011

Post-Scriptum

N.B. : Notes de la rédaction. L’article original n’en comportant pas.
Publié par la Rédaction le vendredi 14 octobre 2011

Notes

[1] Sur la télévision publique comorienne, Marie-Luce Penchard a promis dans un premier temps une enquête sur les marges commerciales réalisées à Mayotte, qui déboucherait sur "des mesures" et "s’il le faut, des sanctions"... En Guadeloupe, malgré un rapport de l’autorité de la concurrence, il n’y a eu ni sanction ni même contrôle de l’état. Plus grave, s’agissant du prix des carburants, aucune sanction, aucune procédure n’a été initiée malgré plusieurs rapports établissant que les prix pratiqués par la SARA étaient frauduleux ; notamment dans leur mode de calcul.

[2] Le shimaore est une langue bantoue. C’est la principale langue vernaculaire de Mayotte, à côté du kibushi (kisakalava et kiantalautsi kimaore), d’origine malgache. Le shimaore appartient au groupe des langues comoriennes parlées dans les quatre îles de l’archipel des Comores : shingazidja (grand-comorien) en Grande Comore, shimwali (mohélien) à Mohéli, shindzuani (anjouanais) à Anjouan et shimaore (mahorais) à Mayotte. Ces deux dernières, shindzuani et shimaore, qui constituent la branche orientale des langues comoriennes, sont très proches l’une de l’autre.
Si historiquement le shimaore - comme le shibushi - était la langue rurale de Mayotte, elle devient de facto la lingua franca indigène pour un usage au quotidien, notamment en raison de l’augmentation de la population parlant le shimaore. Le shimaore est présent dans les nouveaux programmes télévisés de la RFO. Le recensement de 2002 a relevé 80 140 individus parlant le shimaore sur l’île de Mayotte.

[3] D’une superficie de 376 km2, Mayotte comprend deux îles principales : la Petite Terre ou l’îlot de Pamandzi et la Grande Terre qu’un bras de mer de 2 km de large sépare de Petite Terre

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