
LKP : Programme mars 2010
Publié le 8/03/2010
LKP : Programme février & mars 2010
Publié le 1er/03/2010
Conférence de presse du LKP : Samedi 21 novembre - 10H00
Publié le 20/11/2009
Novembre : Meetings & RDV militants
Publié le 7/11/2009
Mercredi 21.10.09 - 09H00 : Conférence de presse : LKP - C5F - FAG
Publié le 19/10/2009
Ils avalent quoi, comme potion magique ? On se demandait ça, à propos du LKP guadeloupéen. Nous, on fait une deux trois manifs,on met un deux trois millions de personnes dans les rues, et le lendemain on retourne au boulot comme avant. Comment ils ont fait, eux, alors ? 44 jours de grève générale, les rues bloquées, des manifs monstres tous les matins, et des victoires à l’arrivée. Pour un département qui compte moins d’habitants que la Somme ! Il fallait se renseigner. Qu’ils nous refilent leurs tuyaux. FAKIR a donc coordonné une tournée du LKP en métropole, avec Eddy Damas. A Grenoble, Lyon, Valence, Paris, Lille, Dieppe – et bien sûr Amiens. Pour comprendre les recettes du succès. Pour créer des Ligues alpines, parigotes, ch’tis, normandes, picardes, Kontre la Pwofitation.
Le samedi 3 octobre 2009, à l’initiative du Comité de Défense des Habitants de la vallée de l’Oyapock, plus de 150 personnes ont manifesté à St Georges pour dénoncer la répression policière aveugle dont sont victimes quotidiennement les habitants de cette région de Guyane. Alors que depuis des siècles, cette région des Guyanes est le creuset de l’intégration économique (agriculture, artisanat, chasse, pêche, commerce réciproque), culturelle (usage des mêmes langues sur les deux rives), et sociale (sociétés coutumières, liens de parenté, traditions) de ses différentes populations qui circulent librement dans la vallée de l’Oyapock,
Les services de police aux frontières (PAF), de gendarmerie et de douanes mènent une politique aveugle d’agression, de répression, d’intimidation, de harcèlement et de délit d’opinion inadmissible.
Le défilé de samedi était un avertissement. En faisant en sorte de ne pas nous donner la parole en tant que collectif, l’idée était de rendre caduc le protocole du 4 mars. La référence aurait été les états généraux et leurs conclusions. Or, cela ne constitue pas un engagement pris avec nous. Par notre mobilisation, on les gêne, car on les oblige à respecter le protocole d’accord.
Le capitalisme et les rapports de domination capitalistes conduisent inexorablement à la barbarie. Ce système protège les privilèges de ceux qui passent leur temps à marcher sur les plus faibles au nom de la compétitivité, de la toute-puissance du marché. En face, on nous demande d’être « raisonnables ». C’est-à-dire, en réalité, d’accepter sans broncher les bas salaires, les licenciements, la casse des acquis sociaux au nom d’une prétendue « responsabilité ».
Le rapport de l’Autorité de la Concurrence est accablant pour la grande distribution et les importateurs. Il explique que les prix sont en moyenne 55% supérieurs à la France ; certains allant jusqu’à 100%. Nous l’avions déjà dit, mais cette fois c’est écrit et cela contredit L’INSEE pour qui il n’y aurait qu’un différentiel de 10% entre les prix. Là, grâce à notre travail, ils sont contraints de dire la vérité sur les prix et sur des marges pouvant aller jusqu’à 100%... En montrant que les prix seraient simplement différents de 10% [par rapport à la France], cela est de nature à leur donner la possibilité d’affirmer qu’il n’y avait aucune raison que les fonctionnaires bénéficient de 40% de vie chère. C’est en ce sens que le rapport de L’INSEE avait été réalisé.
La question du pouvoir d’achat se trouvait au cœur de la grève générale déclenchée en janvier. Après plusieurs semaines de lutte, le LKP a obtenu plusieurs avancées. Le patronat n’a accepté ces premières mesures qu’à contre-cœur. Raymond Gauthérot, ancien secrétaire général de l’UGTG, fait le point sur la situation.
Les seules personnes qui se félicitent peut-être de ces états généraux, ce sont le préfet, le coordinateur et quelques membres du gouvernement. Ces états généraux sont un échec total. Les Guadeloupéens ne savent même pas de quoi il s’agit. C’est un débat de bureaucrates et d’experts. Pour cacher la vérité, on va dire que cela a été la plus grande consultation qui a jamais existé sur l’outre-mer. Il faut arrêter de se moquer des gens : s’il y a autant de mécontentement, c’est parce que rien n’est fait pour permettre aux Guadeloupéens de s’expliquer librement.
La situation demeure encore tendue. En fait, les engagements pris ne sont pas respectés. L’Etat s’était engagé à verser un revenu temporaire aux bas salaires tous les mois. Aujourd’hui il change d’avis et décide de verser ces revenus tous les trimestres à compter du mois de juillet. On soupçonne le gouvernement de vouloir supprimer ce revenu et de le remplacer dans trois ans par le RSA.
Le LKP est l’arme pour mener à bien notre objectif qu’il n’y ait plus d’exploitation. Notre détermination est intacte. Les salariés tiennent à leur fierté et leur dignité, il n’est pas question pour eux de revenir à la case départ, où ils étaient brimés et méprisés.