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Pouki maléré toujou pi maléré. Es sa pé chanjé ? Wi...

 

Editorial du secrétaire général, paru dans le N° 5 du journal "Senk é Kat".

En 1848, après plusieurs décennies de luttes contre les négriers, les esclavagistes, les propriétaires fonciers, enfin les nègres esclaves ont arraché leur liberté.

Après 1848, les anciens esclaves sont devenus les les nouveaux salariés qui vendent leur force de travail dans les entreprises des esclavagistes, devenus les nouveaux patrons.

Le prix de la journée de travail est fixé par les possédants. Ce prix de la journée de travail imposé par le patron a toujours été bien en dessous de sa valeur réelle, compte-tenu des richesses produites, essentiellement par les travailleurs, les artisans, les ouvriers. L’exploitation de l’homme par l’homme se poursuit.

Apré 150 lanné, on lo biten pa chanjé.

Les ouvriers, salariés, agents sont toujours exploités par leur patron ; après la libération des esclaves, les travailleurs se sont regroupés en association d’entraide et puis se sont organisés au sein des syndicats ouvriers. Ils poursuivent le combat face aux mêmes adversaires, les mêmes exploiteurs, non plus pour la "liberté", mais pour obtenir les justes valeurs de leur savoir-faire, de leur force de travail, pour de meilleures conditions de travail, par le respect et la dignité.

Jodi jou

Depuis plus de 32 ans L’UTA (l’Union des travailleurs Agricoles) et L’UGTG (Union Générale des travailleurs de Guadeloupe) ont permis aux travailleurs de par leurs luttes au quotidien de conquérir des avantages sociaux plus favorables, mais toujours insuffisants.
Depuis plus de 32 ans, tous les politiciens qui ont accédé au pouvoir l’ont fait sur des promesses faites aux travailleurs de prendre en considération leurs revendications.

Ils n’ont jamais tenu leurs engagements ; bien au contraire, ils ont déclaré la guerre aux travailleurs.

Depuis plus de 32 ans les patrons de plus en plus vampirisés par la soif de l’argent, aidés dans leur stratégie macabre par le pouvoir colonial, violent les droits les plus élémentaires des travailleurs, des syndicats.
Les patrons ont inlassablement tenté de semer la zizanie entre les travailleurs, entre cadres et ouvriers, entre public et privé, entre syndicats, pour nous diviser.

Depuis plus de 32 ans la situation sociale générale de la guadeloupe continue à se dégrader au détriment des travailleurs, des jeunes, des plus démunis.
En Guadeloupe se développe la précarité, le chômage, la diminution du pouvoir d’achat, l’invasion des cadres européens, les discriminations, l’extermination de notre agriculture, de nos productions.

Ce sont ces raisons qui ont motivé les travailleurs de tous les secteurs, même ceux qui condamnaient hier "la méthode". Ils ont aujourd’hui pris conscience de la gravité de la situation. Ils se sont mis aussi debout :
A Carrefour Baie-Mahault, à Logigua, à Danone, aux Jardins de Courcelles, à Esso Lamentin, à la CIST, à Brico-Céram, à Orange, à La Une, à Azurel, à la Sori, sur le port de Jarry.

L’UNITÉ A LA BASE ET DANS L’ACTION.

Une prise de conscience collective de l’ensemble des syndicats prend forme. Enseignants, fonctionnaires, Agents des Collectivités, Ouvriers, ont bien compris que l’unité est notre grande chance.

C’est ainsi que 13 organisations syndicales ont défilé ensemble le 04 octobre 2005 avec plus de 4000 manifestants dans les rues de de Pointe à Pitre.
I pran balan.

Le Peuple, les Travailleurs, la Guadeloupe a pris conscience qu’il ne faut pas attendre que l’on soit concerné, inquiété, menacé, pour agir, pour poté é bay fos la.

Nous avons compris que nous réglerons les problèmes qui kangrènn notre pays Gwadloup par l’unité et dans l’action.

Editorial du Secrétaire général
Raymond GAUTHIEROT
Senk & Kat
Octobre 2005

Publié par la Centrale UGTG le vendredi 18 juillet 2008
Mis à jour le mardi 22 juillet 2008

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