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Elections des Représentants à la Chambre d’Agriculture de Guadeloupe

VOTEZ UGTG

 

Les Chambres d’Agricultures ont pour rôle de défendre les intérêts du secteur agricole pour tout ce qui relève de l’activité agricole, la valorisation des produits, la conduite de cultures, le devenir du monde rurale, l’élevage, la valorisation des espaces naturels et des paysages, la protection de l’environnement, l’aménagement du territoire, l’innovation. Elles ont un rôle de conseil, de services et de formation auprès des entreprises agricoles.

Avec 254 millions d’euros de recettes, le poids de l’agriculture guadeloupéenne est de 2,8% de la richesse totale et 1,8% des effectifs totaux en 2010.

La production végétale compte pour 204 millions d’euros de chiffres d’affaires, soit 80,3% des recettes agricoles totales, dopées essentiellement par la production de bananes. En 2011, cette dernière
représentait 92 221 tonnes dont les 2/3 étaient exclusivement consacrées à l’exportation. L’élevage, avec 50 millions de recettes, représente les 19,7% restants.

Cependant, la vocation de l’agriculture d’un pays n’est-elle pas de nourrir les habitants de ce pays ? La vocation d’une agriculture n’est-elle
pas de rechercher la souveraineté alimentaire ?

Force est de constater qu’en Guadeloupe, tout est mis en oeuvre pour détruire la production agricole, dilapider les terres agricoles, détruire les emplois et faire de notre pays une colonie de consommation
des biens venus d’ailleurs. N’est-ce pas là l’objectif du fameux port en eaux profondes qui verra débarquer pas moins de 1 200 000 containers par an en provenance du monde entier, pour inonder la Guadeloupe et toute la Caraïbe. Dominée par la production de kann é bannan, l’agriculture guadeloupéenne fèt pou anrichi pwofitan é détwa gwo plantè é izinyé. Les produits locaux, pourtant vecteurs de développement économique, subissent la concurrence des pays à bas coûts sociaux sous la houlette des importateurs-distributeurs. Notre
agriculture est ainsi sacrifiée sur l’autel des profits capitalistes et de la logique coloniale.

Les quatre produits phares du secteur agricole sont des produits d’exportation (le rhum, la banane, le sucre et le melon). L’Etat français a donc fixé comme objectif à la Guadeloupe, la production de denrées
exotiques destinées à l’exportation vers la « Métropole ». En 10 ans le secteur agricole accuse une perte d’un quart de sa Surface Agricole Utile (de 41 662 hectares en 2000 à 31 768 hectares en 2010) et un recul d’un tiers du nombre d’exploitations (7 852 contre 12 099 en 2000).

En vérité, les préoccupations de nos dirigeants politiques et économiques sont portées sur les subventions d’exportation, l’enrichissement permanent et indécent des lobbies et des industriels
békés, en dépit de l’intérêt du Peuple de Guadeloupe. Pour preuve, avec un taux de couverture de 12,8% dans la filière viande,
l’agriculture guadeloupéenne ne parvient pas à nourrir son peuple. Tout est organisé pou nou achté an péyi an déwò avec toutes les conséquences en terme d’insécurité alimentaire, de pertes de nos
repères et de notre culture, d’appauvrissement et de dépendance …

L’agriculture guadeloupéenne survit sous perfusion à coups de chantage à la subvention. L’élevage guadeloupéen est sacrifié au bénéfice de l’importdistribution, faute de véritable politique sanitaire.
Le foncier est vilipendé pour le tout-urbanisation.

Les revenus des petits agriculteurs fondent kon glas an soley. Les planteurs et les ouvriers dans l’industrie sucrière sont dans l’incertitude. L’usine de Marie-Galante est sacrifiée dans un faux débat Bagasse-Charbon ou Canne fibreuse en faveur des producteurs d’énergie électrique. Gardel est désormais aux mains d’un consortium britannique.
Les ouvriers de la banane sont exploités et les organisations professionnelles du secteur agricole refusent d’appliquer l’accord BINO. La cabale anti-UGTG à Gardel en mai 2012 n’avait pas d’autre objectif que de supprimer l’accord BINO dans toutes les entreprises de Guadeloupe. NOU PÉKÉ LAGÉ !

Au nom du profit, la santé des travailleurs et du peuple de Guadeloupe est mise en danger. Chlordécone, épandage aérien, emplois massifs de
pesticides, engendrent pollution, maladies et destruction de nos terres et de nos vies.

Les travailleurs gwadloupéyen du CIRAD sont refoulés aux basses tâches, les postes à responsabilités étant réservés aux « expatriés »
fwansé…

FO YO TANN SON A TRAVAYÈ !

Jodila, lutter pour une Agriculture guadeloupéenne forte, c’est lutter pour notre souveraineté alimentaire, c’est aussi lutter pour la défense, le développement et la pérennité de l’emploi dans l’agriculture. Il est donc plus que jamais temps de repenser notre modèle de développement agricole pour produire dans le but premier de nourrir les
guadeloupéens.

KIJAN É KITAN, TRAVAYÈ, KÉ VOTÉ ?

En janvier 2013, l’Etat organise l’élection des représentants aux chambres d’agriculture. Il s’agira d’élire pour 6 ans parmi toutes les composantes du Monde agricole, 45 représentants présentés dans 10
collèges dont 2 collèges salariés : celui de la Production Agricole et celui des Groupements Professionnels Agricoles, pour lesquels l’UGTG
présente ses candidats :

Au plus-tard le 21 janvier 2013, chaque électeur recevra à son domicile le matériel de vote (bulletins et professions de foi des syndicats). Dès réception, tous les électeurs voteront par correspondance jusqu’au jeudi 31 janvier 2013 :

VOTEZ UGTG !!!

UGTG : SENDIKA A TRAVAYÈ É PÈP GWADLOUP !

L’UGTG, à travers ses luttes menées dans l’Agriculture, à travers son positionnement permanent pour la sauvegarde de l’outil industriel,
la préservation des terres agricoles, l’accès des terres aux Guadeloupéens, la modernisation de l’outil industriel, la formation des hommes, le développement économique, s’est toujours engagée
pour la défense d’une agriculture saine et souveraine ayant pour objectif de nourrir le peuple de Guadeloupe.

L’UGTG s’est clairement engagée pour la défense des travailleurs, l’application de toutes les dispositions du Code du Travail, pour l’application de l’accord BINO dans le secteur agricole et contre l’exploitation des ouvriers agricoles. Sonjé le récent scandale du
GEIQ 971 où des salariés en contrats aidés financés par l’argent public étaient mis à disposition chez des patrons du secteur agricole et ce, de manière frauduleuse, par ceux-là mêmes qui menaient
campagne contre l’UGTG à Gardel.

Aujourd’hui, face à la disparition programmée de notre agriculture, face aux choix politiques et stratégiques pris au détriment de l’emploi et du développement économique,

les travailleurs du monde agricole ont plus que jamais besoin de la présence d’un syndicat ouvrier fort pour défendre leurs droits et intérêts, ceux de la Guadeloupe et de l’ensemble de son Peuple.

Alors, afin d’exercer pleinement son rôle,

l’UGTG vous demande de lui accorder votre confiance.

La réalité du terrain, nous la connaissons pour être présents aux côtés des travailleurs dans nombre de structures du secteur agricole : Abattoir du Moule, Bananeraie Saint-Julien, Chambre d’Agriculture,
CIRAD, Crédit Agricole, CTICS, Damoiseau, Distillerie Bellevue, Gardel, GDS Guadeloupe, GEIQ 971, GROUPAMA, Lycée Agricole, MONTEBELLO, Sis bonne Mère, Usine de Grand’Anse, CUMA, SICA, etc.

En votant UGTG, vous ferez de l’UGTG,

ON ATOU MÈT pou TOUT TRAVAYÈ AGRIKILTI.

En votant massivement UGTG, vous nous donnerez les moyens

POU YO TANN SON A TRAVAYÈ AGRIKILTI !

UGTG, lapwent, 27 Désanm 2012

Publié par la Centrale UGTG le lundi 31 décembre 2012

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