Origine du document
   >Site : http://ugtg.org
   >Page : article_801.html
   >URL complète : http://ugtg.org/article_801.html

Continental - Marie-Elisabeth Schaeffler : une duchesse békée

 

Cliquez sur la photo pour la visualiser dans sa taille originale.

L’usine de pneus CONTINENTAL de Clairoix, dans l’Oise, qui emploie 1120 personnes, va fermer ses portes, ainsi que l’usine de Hanovre-Stöcken, qui compte environ 900 salariés."Nous sommes en forte surproduction", se défend le directeur.

Ses homologues de Hanovre expliquent qu’ils avaient prévu une production de 900 000 pneus mais que la crise les contraignait à réduire la production à 380 000 pneus. La division pneumatiques de l’entreprise allemande a annoncé des bénéfices en 2008. En 2006, les salariés avaient fait de fortes concessions salariales pour maintenir l’emploi... jusqu’en 2012.

"Ce matin, la direction nous a convoqués par téléphone à un comité d’entreprise, raconte au Figaro le secrétaire général du CE de l’entreprise Antonio da Costa. Quand nous sommes arrivés, il y avait des vigiles partout. Ce sont des lâches !"

Pas étonnant que la réunion avec les salariés ait dégénéré...
Le directeur s’est pris un oeuf

À Hanovre, le syndicat prépare une manifestation devant l’usine pour mardi, à laquelle le maire social-démocrate de la capitale de Basse-Saxe participera.

Continental a été racheté récemment par son concurrent, le groupe industriel familial Schaeffler, qui s’est endetté jusqu’au cou pour réaliser ce rachat, qui lui a coûté 8 milliards. Il dit avoir des difficultés financières et un "trou" dans son capital de 5 à 6 milliards d’Euros. D’autres sources parlent d’un trou de 22 miliards. Schaeffler emploie 220 000 personnes dans le monde, dont 80 000 en Allemagne.

En février, Marie-Elisabeth Schaeffler, la patronne du groupe, a lancé un appel à l’aide financière au gouvernement fédéral et aux ouvernements des Länder, rapidement relayé par les chefs syndicaux.

Les tractations ont donc commencé. Mais dans les milieux du pouvoir à Berlin, on n’est pas d’accord sur la tactique à adopter : le ministre de l’Économie chrétien-démocrate Glos est pour une aide, le ministre des Finances social-démocrate Steinbrück est contre. Schaeffler aurait demandé un petit coup de pouce immédiat de 4 milliards.

Madame Schaeffler a en tout cas promis que sa famille était prête à puiser dans sa fortune personnelle pour secourir son groupe. Elle pourrait commencer par vendre son collier de 24 perles ! De très grosses perles qui doivent coûter bonbon !
Moi, cette Marie-Elisabeth, je lui trouve une tête de béké [1] ...
Allez, les Continentaux, encore un effort pour devenir Guadeloupéens !

Source : Basta !
- Samedi 14 mars 2009

Publié par Ibuka le jeudi 12 mars 2009
Mis à jour le samedi 14 mars 2009

Notes

[1] NDLR : Il y a un an, le groupe Schaeffler était encore au mieux de sa forme avec un chiffre d’affaires de 8,9 milliards d’euros et un taux de rentabilité de 12%. Par ailleurs, jusqu’à l’année dernière, le groupe familial n’a jamais fait de cadeau à personne.
Les bénéfices n’ont jamais été rendus public. Ce qui a toujours permis d’éviter de verser un intéressement aux salariés. De même, la famille Schaeffler a toujours limité la représentation des salariés au strict minimum légal, refusant, entre autres, la création d’un conseil de surveillance avec participations des salariés ou encore celle d’un comité d’entreprise européen. (L’Expansion.com)

Forum article

Aucune réaction pour le moment !