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Mardi 14 décembre 2010 : Grève générale reconductible !

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Mots-clés : #14 décembre 2010
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LKP : Travayè, Pèp Gwadloup an nou woupwan chimen a la lit !

Le 26 octobre 2010, sé té on lyannaj vayan des peuples et des travailleurs des dernières colonies de la France, contre la pwofitasyon. Nous étions très nombreux à marcher, à dénoncer, à fraterniser, a bokanté dans les rues de Pointe-à-Pitre le 26 Octobre dernier, an liyannaj avè Martiniken é Giyanè.

Nous pouvons être fiers de notre mobilisation, fiers d’avoir pu réaliser encore une fois une démonstration de force face à les YO : exploiteurs capitalistes, pouvoir et lobbies coloniaux.

Et, c’est là le principal enseignement de notre rendez-vous du 26 Octobre 2010 : un an et demi après nos 44 jours, de grève et de mobilisation générales, une fraction importante des travailleurs et de la population a exprimé avec force et avec LKP son mécontentement dans les rues.

TRAVAYÈ, PEP Gwadloup,
An nou woupwan chimen a la lit !

On gran voukoum ankò, sé sa yo ka chèché

Wi, nou, jènn é vyé, avoté é matrité , nous sommes maintenant debout face aux pwofitan, qui nous oppriment, nous colonisent, nous exploitent. Et par notre lutte depuis près de deux ans, nous prouvons bien que konplo a nèg pa konplo a chyen et que nous sommes décidés à changer notre sort nous-mêmes, en comptant sur nos propres forces, sur notre propre détermination, sur notre conscience et sur la montée de notre esprit de révolte.

Le renforcement de cette lutte, parmi les travailleurs, les couches pauvres et l’ensemble du peuple opprimé doit nous permettre d’entrevoir « ansanm ansanm » un autre avenir pour notre pays et pour notre peuple.

A ce moment de notre histoire bien évidemment, il nous reste encore à travailler pour plus de solidarité. Il nous reste à mieux comprendre, à dénoncer et à refuser les mécanismes qui ont garanti aux pwofitan leurs rentes de situation et l’organisation même de toutes les formes d’exploitation, source de leur richesse, pendant autant d’années ainsi que les points d’appui sur lesquels ils fondent leurs pouvoirs.

Il nous reste aussi à trouver comment dire à cette représentation politique, dite légitime, et à ceux qui les entretiennent, les capitalistes profiteurs, tan a mitan fini, tan a tanmi rivé !

Non, les difficultés des entreprises guadeloupéennes ne s’expliquent pas par l’étroitesse des marchés, ni par la faiblesse de leur encadrement et encore moins du fait du soi disant peu de productivité des salariés...mais relèvent d’une volonté politique et économique de les maintenir sous la dépendance des Banquiers, des békés de l’Import-Distribution et des politiciens détenteurs des marchés publics ;

Non, la Route du rhum, depuis 1978 et après 9 éditions en 20 ans, n’est pas un tremplin pour notre pays mais un vaste show politico-commercial avec pour scène de théâtre, la Guadeloupe, show qui garantit aux multinationales de l’hôtellerie et du nautisme, aux supermarchés, aux sponsors, leur rayonnement et la prospérité de leur Business. Sinon le niveau de l’emploi des hommes et des femmes de ces secteurs se serait développé ou au moins stabilisé. Et pourtant, malgré la route du rhum, ce sont plusieurs dizaines d’entreprises qui ont fermé : la ferme de Campêche, Procidex, mais surtout les hôtels Kalenda, Arawak, Plantation Sainte-Marthe, Callinago, Marissol, Hamac, Anchorage,...

Non, le chômage imposé à plus de 60000 nonm é fanm et à 60% des jeunes de moins de 25 ans, l’échec scolaire, le développement de l’obésité, les maladies invalidantes comme le diabète et l’hypertension artérielle, la mortalité liée aux AVC, la dengue, la tuberculose, la leptospirose, la drogue ne sont pas dus à la faillite des parents, à la fainéantise des jeunes, à notre appauvrissement culturel mais c’est le prix que nous payons à l’exploitation capitaliste et coloniale, au laisser aller général et au « je m’en foutisme » de ceux qui prétendent nous diriger.

Enfin Non, Non et Non, le projet de société des Gillot et Lurel à quelques mois des sénatoriales, cantonales et présidentielles, n’est pas notre rendez-vous mais un vèglaj, le même qui nous flashe à chaque fois que notre peuple se réveille, de façon à ce que nous soyons encore des milliers à leur confirmer les mandats qu’ils occupent et qui les autorisent à nous couillonner, nous mépriser et à nous diviser.

Ce sont là quelques uns des messages que nous avons postés le 26 Octobre 2010....

Yo byen konprann, yo anrajé kon kong !

Eux, les YO, capitalistes, békés, Etat, Collectivités locales, CCI, qui avaient misé sur l’implosion du LKP, qui ont mené campagne pour nous mettre sur le dos tous les maux dont souffre ce pays de Guadeloupe, maux qu’ils ont par ailleurs constamment entretenus, Yo pran on bèl kapikèt.

Et le Préfet Fabre s’est senti blessé... et devient menaçant... Il nous promet plus de condamnations pour les syndicalistes, plus de manblo dans les kat chimen et aux YO, il leur assure plus de liberté pour licencier...

Ils ont décidé de ne pas laisser ce paradis de Guadeloupe, cette destination de rêve peuplée de cocotiers, qui leur procure bien des plaisirs, aux mains des Lkpistes...

Malè pou Yo !!! Tan a Mitan fini... !!! Tan a Tanmi Rivé .... !!!

Travailleurs, Peuple guadeloupéen, depuis le 04 Mars 2009, date de la signature de notre accord général, nous avons réclamé 8 fois la réunion du Comité de Suivi prévu à l’article 165 du protocole ; nous avons manifesté les 1er mai et le 3 octobre 2009, puis les 9 janvier, 1er mai et 26 octobre 2010 pour exiger son entière application.

Plutôt que de nous répondre, ils ont rouvert les vannes de la pwofitasyon :

  • Esans ka ogmanté, BINO pa apliké, lisansiman é amand ka tonbé si do a travayè,
  • Uisiyé ka kouri dèyè do a ti antrèprènè,
  • Adan lékòl...pani mèt lékòl,
  • Jaden annou ka prospéré asi bato é asi pòw jarry,
  • Lontan plis nonm é fanm Gwadloup ka kontiniyé ba lari chènn, pentiré syèl é révé èvè El Dia blo,
  • Yo ka ban nou on jouné pou palé Lang kréyòl annou.

En somme, la Guadeloupe antotyé é Pep Gwadloup an tòch. Alors, nous avons quand même le droit de dire CA SUFFIT ! Nous avons quand même le droit de décider de poursuivre, de renforcer et d’amplifier notre combat jusqu’à la grève générale reconductible.

Nou vlé pou Bon...

  • • L’application intégrale de l’Accord Bino négocié de haute lutte avec le patronat, le respect par l’Etat et les collectivités des clauses de l’accord dont ils sont cosignataires, c’est-à-dire l’augmentation réelle des salaires des travailleurs concernés par cet accord.
  • • Le respect de toutes les dispositions de notre accord du 04 Mars 2009.

Nou vlé osi...

  • • L’arrêt de la répression anti-syndicale qui frappe les dizaines de militants syndicaux, tracassés, traînés devant les tribunaux du pouvoir colonial qui entend se venger de la grève générale de Février - Mars 2009.
  • • L’arrêt de l’obligation pour les militants syndicaux de devoir donner leur ADN, ce que les militants de l’UGTG refusent, et avec raison !
  • • Le retrait de la loi sur les retraites qui est une attaque inacceptable contre l’ensemble des salariés et une attaque plus grave encore contre les femmes !
  • • La prise de mesures pour mise en sécurité sanitaire du Peuple de Guadeloupe (chlordécone, dengue etc..) et le dédommagement des victimes économiques du Chlordécone (Agrikiltè, Péchè).
  • • La titularisation de tous les travailleurs en contrats précaires.
  • • L’augmentation générale des salaires, pour palier l’augmentation effrénée du coût de la vie, et en particulier l’augmentation des salaires les plus bas.
  • • La débaptisation de tous les lieux-dits portant des noms d’esclavagistes, de criminels, de racistes au profit des noms glorieux d’esclaves marrons, révoltés ou de noms évocateurs de la lutte anti-esclavagiste, anticolonialiste, anticapitaliste des travailleurs et du peuple noir, indien ou blanc de notre pays.

LKP appelle l’ensemble du peuple, travailleurs, artisans, agriculteurs, pêcheurs, femmes, jeunes, chômeurs, handicapés, personnes âgées, dans les jours qui viennent à intervenir directement, à discuter, à échanger, à débattre. Nous les appelons à organiser dans les entreprises, des assemblées générales, dans les quartiers, les communes des comités, des groupes de discussion, des lieux de « lyannaj a pawol ». Ils pourront ainsi faire émerger leurs revendications les plus urgentes et leurs aspirations pour leur propre devenir.

Les petites entreprises l’ont bien compris et nombre d’entre elles soutiennent le LKP car elles savent qu’il s’agit d’un mouvement pour changer la vie et la donne économique dans notre pays. Dans ce système d’économie de plantation, qui s’appuie sur des rentes de situation de monopole, des abus de position dominante, elles doivent se contenter de sous-traitance et croulent sous le poids des dettes fiscales, sociales et impôts de toute sorte. Pour elles non plus, il n’y a pas d’avenir dans ce système bloqué. LKP appelle l’ensemble de ces petites entreprises à continuer la lutte pou pwofitasyon pa chouké an péyi an nou.

WOULO POU LA GREVE GENERALE RECONDUCTIBLE,

à compter du 14 Décembre 2010

La grève générale reconductible, pour être effective, ne peut prendre sa source que dans une volonté réelle des travailleurs de s’engager dans la lutte, en connaissance de cause, en affirmant leur détermination à consentir pour cela les sacrifices nécessaires. Seule une intense préparation, une réelle discussion, large, au sein de toute la classe des travailleurs salariés menées à l’intérieur de toutes les entreprises, permettra de faire apparaître chez les travailleurs une véritable volonté de lutter tous ensemble.

LKP attend des signataires de l’accord du 4 mars le suivi des dossiers en cours et la reprise des négociations conformément à l’article 165 du protocole.

Le LKP reste ouvert à la discussion, la concertation et la négociation.

É pon moun pa vini di nou : nou ka pwan péyi la an otaj

Travayè, Pèp Gwadloup : Annou Woupwan chimen a la lit

MAWDI 14 désanm 2010 : Nou ka pwan balan avè LKP : Tout moun an lari la

WOULO POU GRÈV JÉNÉRAL

« LA GWADLOUP SÉ TAN NOU, LA GWADLOUP A PA TA YO »

L.K.P., Lapwent, le 04.11.10

date de l evenement : 14 décembre 2010

Publié par la Rédaction le lundi 13 décembre 2010

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