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Quelle politique, quels outils pour la formation des chomeurs ?

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Contribution de l’UGTG aux débats en cours



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Une fois sortis du cursus scolaire (formation initiale), les Guadeloupéens ont‐ils le droit de se former ?

La question s’impose en raison de la situation marquée par :

Avant‐hier et hier (1986‐2003), l’absence d’une quelconque vision et donc d’une quelconque traduction de cette volonté politique dans le cadre d’un Programme Régional de Développement des Formations (PRDF), et l’absence de tout Programme Régional annuel de Formations (PRF), censé être la déclinaison des orientations définies par le PRDF.

Depuis 2004, un PRDF (38000 euros payés à un français mercenaire de la formation professionnelle pour un catalogue de bonnes intentions fait de copier‐coller et de propos racistes) qui 4 ans après son lancement n’est toujours pas mis en œuvre ; et l’absence d’un tout véritable Programme Régional Annuel de Formations (les mêmes sempiternelles « 1eres tranches » envoyées au dernier moment aux centres et à l’ANPE).
Alors même que les lois du 2.01.1983, du 20.12.1993, du 17.01 2002 et du 13.08 2004 ont progressivement transféré aux Régions la compétence en matière de formation professionnelle continue, d’apprentissage, de formation des jeunes et des adultes, de la VAE, et des formations sanitaires et sociales.

Depuis 2001, une politique assassine des ASSEDIC de Guadeloupe : l’utilisation de moins de 20% de son budget annuel consacré aux financements des actions de formation nécessaires au retour à l’emploi (moins de 2% en moyenne aux 30 septembre) ; l’inextricable complexité des procédures et conditions d’accès aux rares formations existantes encore ouvertes aux seuls chômeurs indemnisés.

Le refus du Conseil Général d’activer le volet formation des contrats aidés dont il a la charge.

La liquidation programmée et orchestrée de l’AFPA et l’absence de tout organisme en mesure de remplir les missions de cette dernière ; la fermeture ‐ dans le silence et l’indifférence des politiques et des services de l’ETAT (DTEFP) ‐ de dizaines de centres de formation privés, et le chômage de plusieurs centaines de leurs formateurs ‐ salariés et intervenants.

L’absence de tout dispositif d’évaluation et d’orientation des Demandeurs d’Emploi souffrant d’un handicap (TH) ; le CIBC (retenu pour une période de 5 mois) n’étant pas habilité pour ces publics et ne faisant que boucher un trou en parant au plus pressé.

L’impéritie des directions successives de l’ANPE Guadeloupe et de la DTEFP qui ont assisté sans rien dire ni rien faire au naufrage de la Formation Professionnelle ; et donc à la condamnation à l’exclusion et au sous‐emploi des Guadeloupéens.

L’arrivée chaque année sur le marché du travail de milliers de jeunes Guadeloupéens réformés par l’Education Nationale, trop contente de s’en débarrasser : non qualifiés ; revenant des voies de garage chères à l’Education Nationale ; dépourvus de toute perspective et donc de tout projet professionnel ; dégoûtés de tout apprentissage ; ayant enfin déjà parfaitement intégré les schèmes de cette société coloniale car à la recherche disent‐ils presque tous d’un emploi de jardinier d’espaces verts, de vigile ou de magasinier pour les jeunes hommes, de surveillante d’enfants, d’aide à domicile ou de caissière pour les jeunes femmes.

L’absence de qualification de 80% des chômeurs de Guadeloupe ; ou, plus rarement, la non concordance entre le métier recherché et la formation (initiale ou continue) suivie.

Un racisme à l’embauche généralisé : accouché noir sur blanc dans un PRDF payé par les Guadeloupéens (cf. « analyse des entretiens réalisés auprès de 50 responsables de Grandes Entreprises de Guadeloupe ») ; revendiqué par l’ancien Président du MEDEF Guadeloupe (cf. « Entretien avec C. VIVIES », magazine Inter – Entreprises de Juillet 2006) ; pratiqué en grande pompe à JARRY, par le Groupe LANGLEY à l’hôtel Fort Royal de Deshaies (cf. Offre d’emploi déposée à l’ANPE : anglais lu écrit et parlé obligatoire pour des aides de cuisine, des jardiniers d’espaces verts, des femmes de chambre ) ; par des Administrations ou Instituts d’ETAT.


Publié par la Centrale UGTG le vendredi 20 juin 2008
Mis à jour le mercredi 2 juillet 2008

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