
Le mouvement populaire de revendication du premier trimestre 2009 en Guadeloupe marque un tournant dans la construction de notre conscience individuelle et collective. Plus aucun d’entre nous ne peut rester indifférent devant les multiples exactions des patrons. Plus aucun d’entre nous ne peut ignorer le rôle moteur des békés et des oligarchies blancs créoles dans la pérennisation des rapports sociaux d’humiliation et d’exploitation. Plus aucun d’entre nous ne peut feindre d’ignorer que l’Etat colonial est le principal animateur d’un vaste système de « pwofitasyon ».