
Assistés les Antillais alors que pendant trois siècles, ils ont travaillé sans salaire, sous le fouet et le crachat, pour enrichir et des planteurs blancs et l’Etat français ? Que pèsent, en effet, ces cinquante dernières années de « départementalisation » et de juste remboursement de la dette de l’esclavage face à ces trois siècles d’exploitation sans merci ? Sans doute faudrait-il aussi rappeler à Alain Finkielkraut qu’au XVIIIè siècle, la France faisait les trois-quarts de son commerce extérieur avec Saint-Domingue (devenue Haïti), la Martinique et la Guadeloupe et qu’entre ces « quelques arpents de neige du Canada » comme l’écrivait Voltaire et les Antilles, elle n’hésita pas une seconde.