Accueil | Proposer un article | Thèmes | Auteurs

Rechercher



Galerie Photos

Statistiques

Dernière mise à jour
lundi 16 octobre 2017
21h28

Statistiques éditoriales
2162 Articles
97 Brèves
27 Site Web
158 Auteurs

Statistiques des visites
1384 aujourd'hui
5840 hier
6491347 depuis le début

image Aide & infos

Calendrier

Mots-clés

ADN Awa !, 14 février 1952, 14 décembre 2010, 16 décembre 2008, 26 octobre 2010, Accord Bino, Affaire Jephté Depreux, Apartheid, BEO, Campêche, Charles Henri Salin, Chlordécone, Clan Koury, Cliniques KADJI, Collectif 5 Février, Conflit Danone, Dialogue social, Droit du travail, Esclavage, Etats-Généraux, Guerlain, Haïti, Justice coloniale, Kanaky, LKP, Mai 1967, Martinique, Mayotte, Mercury Day, Michel Madassamy, Mwa Mé, Octobre 1801, Pétition anti LKP, Plantation HAYOT, Prix des carburants, Procureur PRETRE, Prud’hommes, Racisme, Représentativité UGTG, SARA, Sarah Aristide, Solidarités, Tourisme, VIH/SIDA, Xénophobie, Pauvreté, Affaire Marc SAINT-HIL, Assignation en justice, Capesterre-Belle-e (...), CHU Lapwent, Dlo Gwadloup / Eau de, Elie DOMOTA, Epidémie Chikungunya, fidel castro, Fillon / Domota, Grève C.A.S.E kapestè, Grève canal satellite, Grève CGSS 2016, Grève Mairie Basse-Terr, Grève Pôle emploi (...), Grèves, Gwiyann, Inde, Journal Rebelle, Journal Rebelle, Lopital Kapèstè, Marie-Galante, Meetings, Mexique, Palestine, Père Chérubin CELESTE, Procès Elie DOMOTA (...), procès Jocelyn LEBORGNE, Propagande élections, Régionales 2015, Saint-Martin, Secteur B.T.P, Secteur Banque-Assuran, Secteur Emploi-Formati, Secteur Immobilier, Secteur Nettoyage-Blan, Secteur Sécurité, Secteur Social et (...), Secteur Transport, Total pwofitan, UEC-UGTG, ULTEA-UGTG, UNASS-UGTG, UTAS-UGTG, UTC-UGTG, UTE-UGTG, UTED-UGTG, UTHTR-UGTG, UTS-UGTG, UTT-UGTG, Venezuela, Virus ZIKA,

Soulèvement du 21 octobre 1801 : Chronologie des évènements

Afficher une version imprimable de cet article Enregistrer au format PDF

Aucune réaction pour le moment !
 
Au moment où LKP s’apprête, avec d’autres organisations, à marquer l’histoire, [1] il convient de rappeler à nos camarades et à nos lecteurs la genèse de cet évènement. Extraits de Chronologie des évènements tirés de Pawol a NONM de octobre 2007 (jounal a Mouvman Nonm) :

« Dans la matinée du samedi 21 octobre 1801 éclate à Port de la Liberté, c’est le nom révolutionnaire de l’actuelle Pointe à Pitre, un mouvement insurrectionnel d’une portée incalculable dans l’histoire du Péyi Gwadloup.(……).

Le 20 octobre, le cf d’état major Souliers est averti par un transfuge, de l’existence d’un complot mis sur pied par un groupe d’officiers de couleur, et dirigé contre le Capitaine Général Lacrosse, chef de l’autorité coloniale. Il prend la décision de procéder à l’arrestation des meneurs, Joseph Ignace, Gédéon, Leblanc, etc…

A cette époque Pointe à Pitre, est devenu depuis sous le gouvernement de Victor Hugues, le premier port civil et militaire de la Guadeloupe. Il abrite un fort contingent de soldats en armes, en majorité noirs et des mulâtres, nombre d’entre eux sont des officiers, suite à la promulgation du décret du 4 février 1794 d’abolition de l’esclavage, mais aussi et la guerre de reconquête coloniale contre l’occupation anglaise.

Le 21 vers 9 h Souliers opère l’arrestation de Gédéon, mais ne peut se saisir de la personne de l’officier Ignace. Ce dernier prévenu de la menace, ameute la troupe, s’assure de l’appui des officiers de la garnison du Fort de la Victoire et contre attaque. Passant à l’offensive, il se donne les moyens pour procéder à la capture de ceux la mêmes qui cherchent à l’arrêter. La ville ce samedi matin est pleine de marchands, cultivateurs et autres citoyens venus s’approvisionner. Cette multitude rameutée par les militaires, n’hésite pas, elle prend fait et cause pour les insurgés. Curieusement le commandant militaire de Charles en vue mater la rébellion.

Le 22 octobre, ayant parlementé avec des émissaires du Conseil des Sages à Capesterre, Lacrosse attend une entrevue avec le chef de brigade Magloire Pélage, pour convenir des moyens de rétablir l’autorité coloniale bafouée. Prévue pour le lundi 23 à Petit-Bourg, celle-ci est décommandée sous la pression des hommes du 21 octobre et transformée en une conférence devant avoir lieu au passage de la Gabarre, qui n’aura finalement pas lieu. On finit par convenir d’une rencontre en pleine mer, dans le Petit Cul de Sac entre la Pointe à Bacchus et l’îlet à Cochons, le mardi 24 vers 10h.

Mais à la grande surprise de Lacrosse, ce n’est pas M. Pélage qu’il a pour interlocuteur, mais bien une délégation composée selon les exigences du mouvement insurrectionnel. Cette délégation forte d’une vingtaine de représentants peu disposer à faire de largesse à Lacrosse, le convainc de se rendre à la Maison commune de Pointe à Pitre. De là, les hommes de Codou et d’Ignace se chargeront d’amener de force, et aux cris de vivre libre ou mourir, le Capitaine général au Fort de la Victoire et le jettent en prison.

En cette journée du 24 octobre 1801, les hommes du 21 octobre ont complètement triomphé, ils se sont emparés de l’autorité et du pouvoir en Guadeloupe. Magloire Pélage s’institue chef du gouvernement provisoire de la Guadeloupe. »

Cette autorité politique dirigea la Guadeloupe jusqu’en mai 1802, jusqu’à l’arrivée de l’armée de Bonaparte conduite par Richepance avec 4000 hommes pour rétablir l’esclavage. 10000 guadeloupéens furent assassinés. De même en mai 1967 plus de 100 Sguadeloupéens furent massacrés par les gendarmes mobiles français. Quel rapport entre ces 2 évènements ? Nous pouvons d’ores et déjà remarqué que chaque fois le pouvoir colonial est remis en question il réagit brutalement, il assassine. l’arrondissement de la Grande Terre, le le chef de brigade Magloire Pélage, est totalement hors du coup, et n’en prend conscience que lorsque Souliers le supposant nécessairement de mèche avec les instigateurs de la révolte, s’enhardit à vouloir l’arrêter.

Mettant en avant sa supériorité hiérarchique sur Souliers, M. Pélage, fait preuve de fermeté et de bravoure, écarte la menace, mais dès cet instant va s’employer à s’interposer en pacificateur entre les soldats noirs de la garnison soutenus par la population et la troupe blanche de la Garde Nationale. Toutefois il ne peut empêcher les insurgés prendre le dessus et d’arrêter en même temps que Souliers, le commissaire du gouvernement Régis Leblanc et le lieutenant de justice et de la police, Bourrée. Déjà le Fort de la Victoire était devenu le lieu de séquestration pour les blancs surpris par les émeutiers dans les rues de la ville. La tension insurrectionnelle s’amplifiera lorsqu’après le saccage de la résidence du lieutenant de justice et de police, on saisira de documents signés de Lacrosse faisant état d’un projet de déportation des officiers guadeloupéens à Madagascar.

L’émeute ne s’apaise qu’en fin d’après midi, après que Pélage, après consultation, ait pris l’initiative de convoquer une assemblée de 240 notables de la ville dans la Maison commune, assemblée qui désigne un conseil de sages, sous sa direction personnelle, pour suppléer à la vacance du corps administratif colonial dirigé par le chef d’état major Souliers. Comme premier acte d’autorité ce conseil rédige, ce jour même, une proclamation à destination du peuple de la colonie.

C’est dans l’après-midi du 21 octobre 1801 que le chef de la colonie, Lacrosse qui réside alors à Basse-Terre, est informé de la tournure des évènements survenus à Pointe à Pitre. Il en mesure la portée et prend immédiatement la tête d’une expédition de soldats du Fort Saint-Charles. »

Post-Scriptum

Lire :

- 21 Octobre 1801 : Emergence d’une autorité politique, patriotique, démocratique et populaire

Publié par la Rédaction le dimanche 18 octobre 2009

 > A lire également

A lire aussi dans la même rubrique :

D'autres articles du même auteur :

 > Forum article

Aucune réaction pour le moment !

Nous écrire | Plan du site | Espace privé | Propulsé par SPIP | Flux RSS Flux RSS | Mentions légales

Valid xhtml 1.0 Téléchargez Firefox !