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Haiti, ONU & Bill Clinton : Un cas flagrant de conflits d’intérêts

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Mots-clés : #Haïti
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Haiti est-elle un pays où tous les coups sont permis ?

La nomination de Bill Clinton en qualité d’envoyé spécial de l’ONU est un cas flagrant de conflit d’intérêts. La communauté internationale le sait. L’ONU le sait. Les États-Unis le savent. Ce n’est pas sans raison que, dès la publication de la nomination, la section juridique du département d’état a envisagé d’étudier [1] , si elle ne le fait pas déjà, les limites de responsabilité de l’envoyé spécial vis-à-vis du département d’état dont Hilary R.Clinton, sa femme, en est la titulaire.

Pour ce qu’il s’agit d’Haiti, les questions les plus pertinentes sont restées sans réponses. Lors de la conférence de presse en Haiti de la porte-parole du secretaire general de L’ONU [2] , les questions essentielles portant sur la modalité de la nomination, la capacité juridique et les relations de pouvoir de l’envoyé spécial avec le gouvernement haïtien n’ont pas été posées ou débattues.

Les observateurs avisés ne cessent de se demander : s’agit-il d’un nouvelle expérimentation des Nations-Unies où une organisation non-gouvernementale de portée mondiale : Clinton Global Initiative(CGI) va superviser un gouvernement établi tout en masquant avec des sourires aux lèvres et des poignées de main les notions de mise sous tutelle,protectorat,occupation ou"nations building" ?

Un fait est certain qu’après le départ de Jean Bertrand Aristide,pour calmer les esprits et pacifier le pays la communauté internationale a demandé à René Garcia Préval de reprendre les rennes du pouvoir. Maintenant voila que Préval a perdu son auréole au point qu’il s’est réduit à être un personnage encombrant,un bon à rien qui ne suscite pas de respect du à un chef d’état, cette communauté internationale Etats-Unis-France-Canada s’inquiète. Leur inquiétude est d’autant plus grande que l’échec des élections sénatoriales du mois dernier où $20 millions de dollars environ sont gaspillés est une pilule amère à digérer.

Personne ne peut dire jusqu’à présent avec justesse si l’échec de ces élections est du à la lassitude du peuple haitien qui ne fait que voter des représentants qui ne le représentent pas vraiment ou à l’ opération : porte fermée lancée par les Lavalas invitant la population à rester chez lui.

Un mois plus tard,est entré en scène William Jefferson Clinton, un globaliste dont l’influence n’est pas à démontrer, sa mission est d’empêcher la balance de basculer [3]  : garder Haiti sous les bottes de la MINUSTAH tout en continuant le travail de calmer les esprits et de sauvegarder "les progrès en matière de sécurité et stabilité politique".

"Un conflit d’intérêts, selon l’OCDE [4] , implique un conflit entre la mission publique et les intérêts privés d’un agent public, dans lequel l’agent public possède à titre privé des intérêts qui pourraient influencer indûment la façon dont il s’acquitte de ses obligations et de ses responsabilités."

L’une des taches confiées à Bill Clinton c’est d’inciter les bailleurs de fonds à respecter l’engagement pris lors de la dernière conférence des donneurs sur Haiti et de faire rentrer plus de fonds dans le pays,étant le" fundraiser-in-chief" [5] de son organisation:Clinton Global Initiative,comment va-t-il concilier ces deux "fundrasing" activités ? A quel point l’une devrait supplanter, piétiner ou égaler l’autre ? Comment peut-on savoir quand Mr Clinton reçoit des dons pour son organisation en même temps des dons pour Haiti ?Va-t-il superviser l’aide internationale à Haiti ? va-t-il recommander que l’aide américaine à Haiti qui s’élève à plus de $250 millions [6] par année passe d’abord par lui avant de la distribuer ? va-t-il demander à la communauté internationale de verser directement au gouvernement haitien sous son contrôle l’aide internationale détournée vers les ONG depuis 1997 ? [7] La Clinton Global Initiative a financé ou finance des ONG dans le cadre de ses activités en Haiti ? Quelles sont ces organisations ? Continueront-elles à recevoir l’appui de CGI ou bien celle-ci sera-t-elle dotée d’une couverture beaucoup plus large dans le pays ? La demande du gouvernement haitien à l’administration d’Obama de recevoir l’aide américaine sous forme d’appui budgétaire direct va-t-elle enfin être agréée ?...

Haiti étant ce qu’elle est : un pays assisté, un marché libéral, un peuple divisé et une nation destituée dont Mr Clinton lui-même a une part de responsabilité. [8] Pour rectifier ses erreurs, va-t-il aider dans la mesure de ses possibilités la première République noire du monde à rattraper son retard ou bien les haitiens doivent-ils ne pas lui accorder trop d’attention et continuer à lutter pour une Haiti fière, souveraine, unie et prospère ? La sagesse exigerait d’accorder à Bill Clinton le bénéfice du doute. Le temps dira le reste...

Moss M. Jack
Blogueur, éditeur-at-large, analyste politique

Source : Haitian Politics Forum

Publié par l’ATPC le dimanche 24 mai 2009

Notes

[1] Bill Clinton to be named special UN envoy to Haiti - AP - may 15,2009

[2] Conference de presse de la porte-parole du secretaire general de l’ONU en Haiti - 19 mai 2009 - minustah.org

[3] U.N. names Bill Clinton special envoy to Haiti - wednesday - May 20, 2009 - Usatoday.com

[4] OCDE, 29e session du comité de la gouvernance publique, Paris, les 15 et 16 avril 2004 - Les archives de l’OCDE - ocde.org

[5] Le principal collecteur de fond. Le mot "fundraiser" n’a pas d’equivalent en Francais. Le mot designe celui qui collecte des fonds dans un but philanthropique.

[6] Haïti-USA-Diplomatie : Hillary Clinton réitère le "solide soutien" de Washington à Haïti - Jeudi 16 avril 2009 - RadioKiskeya.com

[7] ANARCHIE POLITIQUE, GEL DE L’AIDE INTERNATIONALE : En Haïti, la drogue comme substitut au développement. Le Monde Diplomatique juin 2001

[8] Bill Clinton Named New UN Envoy to ’Stabilize’ Haiti,a Country He Helped Destabilize - Tuesday, May,19, 2009 - commondreams.org

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Réaction de vernet larose le 25 mai 2009 @ 12h42
Émissaire de l’ONU et non des États-Unis ? Toujours la question du conflit d’intérêts. Ou le président Barack Obama ne veut se risquer dans le dossier Haïti, vu tout échec prendrerait une connotation raciale : la faillite de la première "république noire" annoncerait celle du premier président "noir" des États-Unis ? De toutes façons, le dossier est tellement complexe, que cette nomination ne bénéficie pas d’une très grande chance de réussite : c’est mal parti.
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