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Brigitte Bardot (75 ans) : Une idole raciste, une icône infâme

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De l’insouciance à l’infâme...


Mots-clés : #Racisme
1 réaction
 

On les idolâtre, on les acclame, on les vend au monde entier pour symboliser la beauté, l´élégance, l´idéal occidental… puis lorsqu’on gratte derrière le masque que ces idoles portent et représentent, on se rend compte avec horreur que ce ne sont, en réalité que des monstres racistes.

Brigitte Bardot, condamnée à plusieurs reprises pour propos racistes est vraisemblablement l´exemple type de cette culture occidentale à idéal blond aux yeux bleus que la culture française a tenu à imprimer à sa société sans prendre la peine de contrôler le contenu de valeurs humaines que recouvrait cette artiste.

Et si les français se donnèrent, fier de son talent et de son succès évident à l´écran beaucoup de peine à la commercialiser dans le monde entier, même en Afrique ; ils auraient dû, au préalable, s´assurer que ce produit n´était pas pourri, que sa consommation ne risquait pas de donner des indigestions aux consommateurs du monde auxquels on la servit comme étant le non plus ultra de l´interprétation cinématographique.

Certes, certes, une chose est l´acteur lui-même, autre chose est sa prestation. Nous en sommes tous conscients, et cependant, lorsque cette « beauté » qui doit sa célébrité et son succès financier au public du monde entier se mettait ouvertement et sans le moindre gêne à tenir des propos racistes et ségrégationnistes, le symbolisme sans frontière qu´elle représentait s´éteint pour laisser place à une vulgaire caricature régionale de la plus étroite projection.

On voudra discuter longtemps autour du sujet, mais l´interview que Brigitte Bardot fit en 2004 à un journal allemand quelques temps après sa condamnation en France pour propos racistes, et dans lequel elle s´écriait à l´endroit des étrangers : « Depuis 20 ans nous laissons ces canailles et ces barbares détruire notre culture et nos villes sans nous y opposer ; cela doit cesser, nous devons défendre l´occident contre l´invasion de ces incultes et analphabètes qui n´en veulent qu´à notre bien être ».

Ce fut, naturellement pour ce grand journal allemand dont la société nourrissait secrètement depuis l´ère nazie l´idéal germanique du blond aux yeux bleus, des propos de belle aubaine. Surtout si ils étaient prononcés par une française, une étrangère, en somme à l´interdit social de propager cette idéologie décriée.

C´est bien connu que certains journalistes aiment à faire dire aux étrangers ouvertement ce qu´ils pensent tout bas et entretiennent secrètement, afin de ne pas se mouiller eux-mêmes. La belle sournoiserie. Interrogée sur ses amis, la belle française avoua qu´ à part ses animaux, elle ne comptait que Le Pen dans ses amitiés, tout en ajoutant qu´elle l´admirait et l´estimait au plus haut point. Cela voulait tout dire : le monde entier aurait admiré une belle femme artiste qui n´aimait que les animaux et ceux qui étaient racistes. N´est-ce pas effrayant ?

En lisant l´interview, j´ai pensé à ma mère qui admirait cette actrice française avec dévotion. Qu´aurait-elle, elle qui est noire, dit si je lui disais que Brigitte Bardot, son idole, était raciste ? Elle serait vraisemblablement choquée, et déçue ; et sûrement, pour elle, les belles poses et les frondeuses répliques de la française ne seraient plus qu´injures.

Et c´est bien là le drame culturel devant lequel les cultures noires, africaines se trouvent : on leur a fait avaler, depuis l´esclavage jusqu´à ce jour des symboles destructeurs, aliénant, négativistes. Les occidentaux ferment les yeux et se détournent lorsqu’on aborde ce problème cependant crucial pour la liberté, le respect de l´intégrité et la culture des autres. Eux qui arboraient si joyeusement « Liberté – Egalité – Fraternité ou criaient à qui veut l´entendre des droits des hommes, sont pris, encore une fois, en flagrant délit de faux et usage de faux. Et cependant, malgré la surdité française et occidentale en général, ce problème subsiste autant qu´il n´est que le revers d´une problématique beaucoup plus large, d´un manquement beaucoup plus profond. Et pour le moins inconvenant.

Et on a beau faire le tamtam de l´antiracisme, afficher des idéaux qui encourageaient les encroûtés à quitter leurs vielles tanières ou leurs retranchements devenus insoutenables, comme dans le livre du « Poison Chrétien » de, toute la culture occidentale était pavée de citations, de sommités telles que Montesquieu, Napoléon Bonaparte, Léopold II, de documents tels que le Code noir de 1685, d´actes et de comportements politiques, idéologiques, économiques qui ont été imprégnés depuis des siècles dans cette eau trouble et sale. Et des générations et des générations se sont légués ces symboles culturels inhumains et pourris. Changer les choses ? Oui, mais par où commencer ? Ou suffisait-il de jouer au réformiste superficiel pendant que, par exemple, tout ce qui était noir dans la langue, était mauvais, péjoratif, fautif, sale ?

Nous pensons que ce ne sont pas seulement les symboles qu´il faut réprimer. Ces symboles sociaux vivants ou abstraits ne sont que des projections de l´esprit ou des usages qui leur ont donné jour et les utilise. Et il serait temps de prendre le taureau par les cornes, plutôt que de jouer un jeu mesquin qui, pour peu qu´il n´eut que le but de satisfaire sa propre conscience historique prise en flagrant délit d´inhumanité, n´en était pas moins un art typiquement occidental à tromper les apparences...

[...]

Musengeshi Katata

Muntu wa bantu, Bantu wa Muntu

Source : http://realisance.afrikblog.com

Publié par la Rédaction le lundi 28 septembre 2009

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Réaction de philou le 7 décembre 2009 @ 18h57
je suis noir et je vous trouve trop partisans.Vous devez savoir que bb a soutenu et envoye de l argent a un noir américain condamné a mort,aime Gainsbourg ,a été reçu a la Grande mosquée de Paris ,decouvert les Gypsy king, alors ou est le racisme ?
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