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Conflit CHEFFRE : la fusillade du samedi 21 septembre 1996

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Refusant d’appliquer la réglementation du travail, la famille CHEFFRE, recrute et met en place une milice, d’abord pour empêcher les grévistes de tenir leur piquet de grève ; puis, pour faire assassiner des grévistes et des syndicalistes.

Le système CHEFFRE : Mépriser et Terroriser les Travailleurs

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Les longues années de travail sans perspectives, les méthodes inavouables de la direction de l’entreprise ont permis à certains employés de prendre conscience et d’avoir la volonté de s’organiser afin de défendre leurs intérêts.

Novembre 1995 : Mme CHEFFRE demande aux salons d’ouvrir le 11 novembre, jour férié. Les employés sollicitent de Mme CHEFFRE une quelconque contrepartie (paie supplémentaire ou jour de récupération).
Mme CHEFFRE répond par des insultes, des menaces et dit textuellement : « dè tout fason an ké fann ren a zôt jan an vlé, zôt pa sendiké ».

Lundi 31 décembre 1995 : Pour le réveillon du nouvel an, sans concertation et sans aucune contrepartie, Mme CHEFFRE impose le travail.
De là, certains salariés cherchent à consulter les syndicats CGT-G et UGTG.

Mardi 12 février 1996 : Les travailleurs décident de se syndiquer à l’UGTG.
Au cours de la même semaine, une lettre informant de la création de la section syndicale dans son entreprise est envoyée à Mme CHEFFRE, avec demande de rendez-vous. Lettre restée sans réponse.

Première semaine de Mars : Une seconde lettre avec accusé de réception lui est adressée. Lettre restée sans réponse.

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Vendredi 22 mars 1996 : Mr CHEFFRE pique une grande colère quand il apprend que Mme O. LAMI fait partie des syndiqués. Désignée comme l’instigatrice dans la mise en place du syndicat, elle subira de plein fouet la haine et les persécutions du couple diabolique.

Fin mars 1996 : La fiche de paie de Mme O. LAMI porte la nouvelle mention de "Responsable Vente Produits", fonction qui correspond à la réalité alors que la fiche de paie indiquait "Secrétaire" depuis 8 ans.
Dans le même temps la paie est faite par chèque, alors qu’elle se faisait en espèces.
M. CHEFFRE lui interdit de passer des commandes, alors que c’est pratique courante dans sa fonction. Il n’adresse plus la parole à Mme O. LAMI et demande à certains de ses collègues d’en faire de même.

Début avril 1996 : Fermeture du salon situé à l’angle de la rue Schoelcher où les deux salariés sont syndiqués.

Jeudi 11 avril 1996 : Un appel téléphonique de Mme CHEFFRE indique à Mme O. LAMI qu’elle est envoyée à Hair Beauty en qualité de caissière-vendeuse. Celle-ci refuse le déclassement sans explications. Mme CHEFFRE lui demande de réfléchir.

Vendredi 12 avril 1996 : Mme CHEFFRE présente une lettre de nouvelle affectation. Mme O. LAMI lui demande de la lui adresser par envoi recommandé.

Mardi 16 avril 1996 : Un courrier recommandé daté du 12 avril exige le déplacement immédiat de Mme O. LAMI vers Hair Beauty.
Le même jour, Mme O. LAMI demande un entretien afin d’éclaircir certains points flous.

Jeudi 18 avril 1996 : Nouvelle lettre de la direction demandant à Mme O. LAMI de regagner le poste à Hair Beauty.

Samedi 20 avril : Mme CHEFFRE ne vient pas à la rencontre prévue avec l’UGTG à la rue Abbée GREGOIRE.

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Jeudi 25 avril 1996 : Lettre d’avertissement à Mme O. LAMI et lettre recommandée aux autres employés syndiqués qui avaient sollicité la réunion du samedi 20 avril.

Vendredi 26 avril 1996 : Nouveau courrier de la direction posté à Paris en réponse à la lettre du 16 avril de Mme O. LAMI, refusant tout entretien avec celle-ci, et lui enjoignant de regagner son poste faute de quoi des sanctions seront prises à son encontre.

Vendredi 3 mai 1996 : Retour en Guadeloupe dans le plus grand secret des époux CHEFFRE.

Jeudi 23 mai 1996 : Licenciement de Mme O. LAMI signifié par voie d’huissier avec reprise des clés du dépôt.

Vendredi 24 mai 1996 : La rencontre avec l’UGTG avorte, Mme CHEFFRE refusant la participation des syndiqués de la section d’établissement. Un nouveau rendez-vous est pris pour le jeudi 6 juin.

Lundi 3 juin 1996 : Courrier de la direction reportant la réunion du 6 juin au 28 juin.

Jeudi 6 juin 1996 : Les syndiqués, exaspérés par le refus de rencontre de la direction se mettent en grève.

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Vendredi 14 juin 1996 : Mme CHEFFRE accepte finalement la rencontre. La négociation s’engagent en présence de l’Inspection du Travail. L’accord, signé, stipule que :

    • Mme CHEFFRE reconnait la représentativité de l’UGTG au sein de ses établissements ;
    • Les parties s’engagent à ouvrir les négociations sur les autres points de revendications, le 20 juin 1996.
    • Les lettres d’avertissement des 25 et 26 avril sont annulées.

La grève est alors suspendue.

Jeudi 20 juin 1996 : Nouvelle rencontre pour la suite des revendications. Mme CHEFFRE demande une semaine de réflexion quant au retrait du licenciement de Mme O. LAMI.

Jeudi 27 juin 1996 : Mme CHEFFRE décide de maintenir le licenciement de Mme O. LAMI.

La grève redémarre.


publication originale : 16 octobre 1996

Publié par Pawol senk & kat le mercredi 30 juillet 2008
Mis à jour le lundi 4 août 2008

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L’éditorial du Secrétaire Général sur le conflit CHEFFRE
 
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Les CHEFFRE : Témoins de jéovah, ou témoins de Jézabel ?
 
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Poids : 126.6 ko
Indifférence ou complicité ?
 
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Les vrais coupables
 
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