Accueil | Proposer un article | Thèmes | Auteurs

Rechercher



Galerie Photos

Statistiques

Dernière mise à jour
jeudi 14 décembre 2017
08h21

Statistiques éditoriales
2181 Articles
97 Brèves
27 Site Web
160 Auteurs

Statistiques des visites
2778 aujourd'hui
2650 hier
6765012 depuis le début

image Aide & infos

Calendrier

Mots-clés

ADN Awa !, 14 février 1952, 14 décembre 2010, 16 décembre 2008, 26 octobre 2010, Accord Bino, Affaire Jephté Depreux, Apartheid, BEO, Campêche, Charles Henri Salin, Chlordécone, Clan Koury, Cliniques KADJI, Collectif 5 Février, Conflit Danone, Dialogue social, Droit du travail, Esclavage, Etats-Généraux, Guerlain, Haïti, Justice coloniale, Kanaky, LKP, Mai 1967, Martinique, Mayotte, Mercury Day, Michel Madassamy, Mwa Mé, Octobre 1801, Pétition anti LKP, Plantation HAYOT, Prix des carburants, Procureur PRETRE, Prud’hommes, Racisme, Représentativité UGTG, SARA, Sarah Aristide, Solidarités, Tourisme, VIH/SIDA, Xénophobie, Pauvreté, Affaire Marc SAINT-HIL, Assignation en justice, Capesterre-Belle-e (...), CHU Lapwent, Construction du nouvea, Dlo Gwadloup / Eau de, EFS Gwadloup, Elie DOMOTA, Epidémie Chikungunya, fidel castro, Fillon / Domota, Grève C.A.S.E kapestè, Grève canal satellite, Grève CGSS 2016, Grève Mairie Basse-Terr, Grève Pôle emploi (...), Grèves, Gwiyann, Inde, Journal Rebelle, Journal Rebelle, L’après cyclone IRMA et, Lopital Kapèstè, Marie-Galante, Meetings, Mexique, Palestine, Père Chérubin CELESTE, Procès Elie DOMOTA (...), procès Jocelyn LEBORGNE, Propagande élections, Régionales 2015, Saint-Martin, Secteur B.T.P, Secteur Banque-Assuran, Secteur Banques Assura, Secteur Emploi-Formati, Secteur Immobilier, Secteur Nettoyage-Blan, Secteur Sécurité, Secteur Social et (...), Secteur Transport, Total pwofitan, UEC-UGTG, ULTEA-UGTG, UNASS-UGTG, UTAS-UGTG, UTC-UGTG, UTE-UGTG, UTED-UGTG, UTHTR-UGTG, UTS-UGTG, UTT-UGTG, Venezuela, Virus ZIKA,

1801 - 1802 : Chronologie des évènements

Afficher une version imprimable de cet article Enregistrer au format PDF
Mots-clés : #Mwa Mé #Octobre 1801 #Esclavage
1 réaction
 

9 novembre 1799 : Coup d’Etat qui met fin au Directoire : le Général Bonaparte prend le pouvoir.

13 décembre 1799 : Constitution qui instaure le Consulat art. 91… Le régime des colonies françaises est déterminé par des lois spéciales.

25 décembre 1799 : Les Consuls de la République… vous déclarent que les principes sacrés de la liberté et de l’égalité des Noirs n’éprouveront jamais parmi vous d’atteinte et de modification (déclaration accompagnant l’envoi des textes de la constitution à Saint-Domingue).

27 janvier 1801 : Toussaint Louverture occupe la capitale de la colonie espagnole de Santo Domingo (officiellement cédée à la France - au Traité de Bâle - 1795).

4 février 1801 : Toussaint Louverture convoque une Assemblée Générale, chargée de désigner une commission pour établir une constitution.

Avril 1801 : Lacrosse est nommé " Capitaine Général " en Guadeloupe.

29 mai 1801 : arrivée du Capitaine Général en Guadeloupe. Juin 1801 : arrestation d’officiers de couleur de l’Armée Coloniale de la Guadeloupe.

8 juillet 1801 : Promulgation de la constitution de la colonie de Saint-Domingue. Elle confère à l’île une autonomie complète et attribue des pouvoirs étendus à Toussaint Louverture " Gouverneur à vie ". Juillet 1801 : diverses mesures relatives à l’organisation administrative, judiciaire, religieuses de Saint-Domingue sont prises par Toussaint Louverture.

5 août 1801 : mort du Général Béthancourt, commandant la force armée. Lacrosse s’attribue ses fonctions au détriment de Magloire Pélage.

12 septembre 1801 : Rapport Kerverseau, remis au Ministre de la Marine, critiquant la politique de Toussaint Louverture.

20-21 octobre 1801 : Tentative d’arrestation d’officiers de couleur (dont Ignace, et même Pélage), à Pointe-à-Pitre Tentative infructueuse qui aboutit à la mise en place d’un " Conseil " à Pointe-à-Pitre.

24 octobre 1801 : Lacrosse qui s’était rendu à Pointe-à-Pitre est arrêté.Le même jour, à Paris, le Général Leclerc est nommé commandant en chef du corps expéditionnaire que Bonaparte envoie à Saint-Domingue.

31 octobre 1801 : Instructions données à Leclerc. Elles prévoient l’anéantissement du pouvoir de Toussaint.

6 novembre 1801 : Lacrosse est embarqué de force. Il trouve refuge à la Dominique.

19 novembre 1801 : Pélage demande l’adhésion des communes de la Guadeloupe à la formation d’un Conseil de Gouvernement.

24 novembre 1801 : Proclamation de Pélage annonçant la formation d’un conseil constituant " le gouvernement de la Guadeloupe et dépendances ".

11 décembre 1801 : Départ de l’expédition Leclerc pour Saint-Domingue.

26 décembre 1801 : Ultime tentative de Pélage pour inciter deux envoyés de Bonaparte à prendre leur fonction en Guadeloupe. Les deux hommes, Le Préfet Lescallier et le Commissaire de justice Coster, refusent.

Début janvier 1802 : Les hommes de Delgrès interceptent un navire faisant voile vers la Dominique. Une intense correspondance entre les blancs de la Basse-Terre et les représentants de la Dominique est saisie. Elle relatait l’état de la rébellion des esclaves et de la prise de la Guadeloupe proprement dite par Delgrès et de la Basse-Terre par Massoteau.

1er avril 1802 : Bonaparte, qui refusait l’idée que les Noirs puissent porter des épaulettes d’officier, donne son accord pour qu’une expédition de 3522 hommes quitte la France à destination de la Guadeloupe.

6 mai 1802 : Les Guadeloupéens découvrent, au matin, depuis différents points de la Grande-Terre et la Basse-Terre, une escadre forte de 14 navires, 4 frégates, 4 transports de troupes et 4 avisos. A la tête de cette escadre, le général Richepance. On assiste alors à la soumission - trahison - de Pélage et l’entrée en résistance d’Ignace.

Entre le 7 et le 8 mai 1802 : une troupe de 200 hommes menés par Ignace, Palerme, Massoteau - qui perdra la vie - Codou et Jacquet va effectuer plus de 80 kilomètres pour rallier Basse-Terre. A Basse-Terre, elle est accompagnée d’une foule de civils.

10 mai 1802 : Delgrès, conscient des faibles chances de sa troupe, publie une proclamation qui a valeur de testament pour tous les Guadeloupéens et aussi, valeur universelle.Le débarquement des troupes de Richepance s’effectue sur la rive droite de la Rivière Duplessis. L’attaque des soldats guadeloupéens est violente. Le bilan est lourd, 250 pertes du côté français, 100 hommes chez les soldats guadeloupéens.

10 mai 1802 : 600 hommes des forces terrestres conduits par le Général Merlen, - puis laissés au Capitaine Crabé - partis de Pointe-à-Pitre rejoindre les troupes de Richepance se heurtent à l’offensive lancée par les Guadeloupéens conduits par Palerme et Jacquet au morne Soldat à Trois-Rivières. C’est la retraite de Crabé et de ses troupes.

Le 11 mai 1802 : Arrivée du Général Merlen à Palmiste, plateau défendu par un petit détachement noir commandé par Télémaque. L’affrontement sera sanglant, Télémaque lui même perdra la vie. Pendant ce temps les forces françaises s’amassent sur la rive droite de la Rivière des Pères et sur l’autre rive, deux lignes de défense sont tenues par les Guadeloupéens. Les troupes de Richepance vont s’emparer du port.

12 mai 1802 : Contre attaque des soldats guadeloupéens sur deux fronts :
- un front à Bellevue et Belost ;
- un autre front sur les berges de la Rivière aux Herbes. Cette résistance à l’oppression a entraîné la participation des femmes aussi. Les troupes de Richepance, au sein desquelles se battait d’ailleurs Pélage, connurent de lourdes pertes.

14 mai 1802 : Jonction des troupes françaises débarquées à Duplessis et des troupes venue par voie maritime et terrestre depuis Pointe-à-Pitre. L’encerclement des forces de Delgrès et d’Ignace qui tenaient la moitié de la ville de Basse-Terre et le Fort Saint-Charles était quasiment réalisé. Le siège du Fort Saint-Charles pouvait commencer.

18 mai1802 : Les Guadeloupéens à la tête duquel se trouve Delgrès attaquent ! Une troupe attaque les français sur l’habitation l’Espérance une autre à Ducharmoy et une troisième, sortie du Fort, s’attaque à la batterie Delile. Les pertes furent grandes des deux côtés.

21 mai 1802 : Un déluge de feu constitué de canons s’abat sur les occupants du fort qui ripostent à leur tour.

22 mai 1802 : Delgrès, Ignace et les autres officiers, à cours de munition, quittent le fort par la poterne du Gallion. A Gourbeyre, ils se scindent en deux groupes. Delgrès prend la direction de Matouba et Ignace celle de Dolé qui mène à Pointe-à-Pitre.

25 mai 1802 : Ignace, prêt à la bataille, stationne aux portes de Pointe-à-Pitre au niveau du Chemin des Petites Abymes. La bataille de Baimbridge commence dès 7 heures, l’assaut final sera donné à 18 heures. Ignace se brûle la cervelle pour ne pas se rendre.

28 mai 1802 : 1800 hommes des troupes de Richepance portent à l’assaut de Matouba ou sont retranchés 600 hommes et femmes de Guadeloupe qui forment le dernier carré de la résistance. Après des affrontements sanglants Delgrès s’est réfugié à l’Habitation Danglemont avec ses dernières troupes. Il annonce aux officiers sa décision de faire sauter l’habitation et les invite à le suivre dans la mort. Majoritairement, ils acceptent le sacrifice. Quand les Français font irruption, une épouvantable explosion retentit, l’habitation Danglemont vole en éclat.

Le 16 juin 1802 : Richepance publie un arrêté rétablissant l’esclavage en Guadeloupe.

Source : Jacques Adélaïde-Merlande
Comité International des Peuples Noirs

date de l evenement : 27 mai 2009

Publié par Ibuka le dimanche 3 mai 2009

 > A lire également

A lire aussi dans la même rubrique :

D'autres articles du même auteur :

 > Forum article

1801 - 1802 : Chronologie des évènements
Réaction de Gérard CHINETTI le 9 avril 2009 @ 23h53

J’ai déjà eu l’occasion de faire observer à Jacques Adélaïde-Merlande - qui en fut d’accord - que les années 1801 et 1802 n’ont jamais existé en France et qu’il s’agissait en fait de l’an X et de l’an XI de la République.

Précision en apparence anodine mais qui ne l’est pas lorsqu’on s’aperçoit que la totalité du personnel républicain - à l’exception de Grégoire - a prêté la main au rétablissement de l’esclavage, ce qui éclaire rétrospectivement, notamment pour Victor Hugues - d’un jour blafard la sincérité de leur engagement abolitionniste de l’an II.

"Napoléon" n’existait pas davantage, on avait là le général Bonaparte, premier magistrat de la République... pas vraiment bouc-émissaire cependant...

Quant au rôle de Joséphine, c’est évidemment une plaisanterie de peu de poids face aux intérêts pressants des villes portuaires métropolitaines..

^

Nous écrire | Plan du site | Espace privé | Propulsé par SPIP | Flux RSS Flux RSS | Mentions légales

Valid xhtml 1.0 Téléchargez Firefox !