
LKP : Programme mars 2010
Publié le 8/03/2010
LKP : Programme février & mars 2010
Publié le 1er/03/2010
Conférence de presse du LKP : Samedi 21 novembre - 10H00
Publié le 20/11/2009
Novembre : Meetings & RDV militants
Publié le 7/11/2009
Mercredi 21.10.09 - 09H00 : Conférence de presse : LKP - C5F - FAG
Publié le 19/10/2009
Tous les articles consacrés au mouvement des travailleurs et du peuple de Guadeloupe, qui prendra fin janvier 2009 le nom de Liyannaj Kont Pwofitasyon...
Je suis en voiture à Jarry, lorsque j’arrive à un bouchon de circulation. Un automobiliste m’informe alors que des syndicalistes de l’UGTG ont pris Willy ANGELE en otage et demandent 1 million d’euros, sinon ils l’arrosent d’essence et ils jettent une allumette dessus... Et les gens donnent combien ? 5 à 10 litres... ça dépend
Dès la fuite de Jean-Claude Duvalier vers la France en 1986, des procédures judiciaires sont déclenchées. La France reçoit dès 1986 une demande d’entraide judiciaire pour récupérer 120 millions de dollars volés par les DUVALIER au peuple haitien. Une action en justice est donc engagée au nom de la République d’Haïti. Après un arrêt favorable de la Cour d’appel d’Aix en Provence, la famille Duvalier se pourvoit en cassation et obtient que l’arrêt soit cassé sans être renvoyé...
Curieusement, l’information judiciaire qu’a ouverte le Procureur de Pointe-à-Pitre, a été relayée très rapidement par la Préfecture, par les médias français, par Mme PARISOT du MEDEF-France, etc… dans le but explicite de discréditer le mouvement social, pacifiste et déterminé du LKP...
Accuser et poursuivre Elie DOMOTA pour ces mots-là, c’est dire que les békés n’existent pas, qu’il n’y a plus de néo-colonialisme dans cette région, et cela, c’est faire du négationnisme, et donc c’est violer les lois les plus fondamentales de notre République. Rien de ce qui a été dit là ne nous semble de nature à légitimer une telle répression.
Signez la pétition en ligne de soutien à Elie Domota & au LKP : "Tous ceux qui refuseront d’appliquer l’Accord devront quitter la Guadeloupe... Jamais nous n’accepterons qu’une bande de békés rétablisse l’esclavage en Guadeloupe..."
Votre comportement ne nous étonne pas. C’est la continuité du système colonialiste que les esclavagistes français et vous-même ont décidé d’appliquer sur tout territoire en tutelle. Donc, Monsieur le procureur Jean Michel PRETRE, si vous êtes concerné par un racisme qui a suffisamment duré, quittez la Guadeloupe, elle en sera soulagée. La France aussi...
Le Syndicat de la Dominique vous appelle vous et le gouvernement français a reconsidérer votre politique de répression contre les dirigeants des syndicats et a faire en sorte que la police ainsi que le système judiciaire y compris les tribunaux ne soient pas utilisés pour punir les travailleurs et leurs dirigeants pour des activités syndicales legitimes.
Ils ont la haine de classe, le mépris qui caractérise ceux qui sont au service des ogres de la finance, qui enfoncent chaque jour un peuple, les quartiers populaires dans les ghettos de la misère, un concentré de pauvreté et de misère endémique alors que dégoulinent la richesse et l’opulence. Quelques dizaines de milliers de familles mènent une vie dorée...
Pour le MRAP ces propos ne relèvent donc pas de " l’incitation à la haine raciale " mais de la dénonciation d’une politique sociale aux relents colonialistes contre laquelle le peuple guadeloupéen s’est dressé. L’enquête judiciaire et la publicité qui en a été faite constituent une provocation à l’encontre du mouvement social tout entier qui s’est déroulé dans la dignité.
Peuple de Guadeloupe, ouvriers, paysans, artisans, retraités, chômeurs, entrepreneurs, jeunes, LIYANNAJ KONT PWOFITASYON est notre construction, notre idée, notre outil, notre conscience. Liyannaj kont pwofitasyon c’est nous !!! An nou bay lanmen pou ba’y sans é pouvwa…
Il est constitué, entre les organisations syndicales ouvrières et les associations de consommateurs agrées soussignés, une association déclarée, régie par la loi de 1901, et qui a pour objet de répondre aux besoins des organisations syndicales et des Associations de consommateurs dans le domaine des recherches statistiques, économiques et de défense des consommateurs...
Après trois séances de négociations avec les concessionnaires auto, un accord a été conclu le mardi 07 juillet 2009 à 23 heures. Cet accord porte sur plusieurs centaines de pièces. Il s’agit de pièces pour toutes les marques et tous les modèles (à l’exception des grosses cylindrées). Alain Plaisir, le camarade dirigeant qui conduit ces négociations au nom du LKP, s’est dit très satisfait de cet accord, car nous sommes tout proche de la revendication initiale qui était de - 20%.
S’agit-il d’une révolution, comme on l’a vu dans l’histoire économique, prise au sens d’une modification des rapports sociaux ? Révolution car, on constate que ce qui est demandé c’est une modification des rapports sociaux entre non seulement patrons et travailleurs mais entre les guadeloupéens et l’ancienne puissance coloniale française. Deuxièmement, révolution car celle-ci désigne aussi la prise en compte d’une société qui est déterminée par tout ce qu’elle a de culturel. Ce qui fait que son histoire, à un moment donné est un carcan tel qu’elle souhaite en sortir. Une révolution n’est donc pas forcément une révolution marxiste, c’est à dire une révolution où les rapports sociaux sont tels, où les contradictions sont telles ... que l’on va passer à un autre mode de production.
Les 44 jours de grève générale lancée par le LKP et la mobilisation du peuple Guadeloupéen, ont permis d’entamer et de réussir la négociation avec les supermarchés, la distribution et la Région Guadeloupe pour faire baisser le prix des marchandises de première nécessité (250 produits). Nous publions la liste des 60 produits pour lesquels le LKP a obtenu une baisse d’octroi de mer par la Région Guadeloupe
Selon l’arrêté d’extension paru vendredi au Journal officiel, le préambule de l’accord Jacques BINO n’est pas étendu car il serait dépourvu "de tout lien avec l’objet d’un accord collectif au sens du code du Travail". Plus grave, l’article 5 qui met à la charge des employeurs ces 200 euros à l’issue des trois ans d’aide de l’Etat n’a pas été étendu car il reviendrait à prévoir "une augmentation générale des salaires au terme des trois ans de l’accord", selon le communiqué.
Depuis la signature le 26 février 2009 de l’Accord BINO par les Organisations patronales UMPEG, UPA, UCEG, UNAPL, OPGSS, représentant près de 20.000 salariés, ce ne sont pas moins de 185 accords, représentant plus de 25.000 salariés et plus de 2000 entreprises qui sont venus renforcer ce dispositif.
Depuis la signature de l’Accord BINO par les Organisations patronales UMPEG, UPA, UCEG, UNAPL, OPGSS, représentant près de 20.000 salariés, ce ne sont pas moins de 80 accords, représentant plus de 20.000 salariés et près de 2000 entreprises qui sont venus renforcer ce dispositif. Ainsi, après avoir ‘’traîné les pieds’’, les grandes enseignes ou grands groupes, adhérents à l’UDE-MEDEF, s’engagent les uns après les autres dans l’application de l’Accord BINO...
Cachez ce préambule que je ne saurais voir… proclament toutes les forces de régression sociale depuis la signature, le 26 février dernier, de l’accord Jacques-Bino. Ce préambule est pourtant l’illustration du principe « c’est le fait qui fait le droit ».
En application de l’article L. 2261-15 du code du travail, le ministre du travail devra rendre obligatoires, pour tous les employeurs et tous les salariés entrant dans son champ d’application, les dispositions de l’accord Jacques BINO.
Les trois protocoles d’accord liés au mouvement de grève générale de 44 jours (20 janvier - 04 mars 2009) sont disponibles. Précisons d’emblée que ces accords, dont l’accord général du mercredi 04 mars 2009, ne mettent pas fin au conflit : la grève générale est simplement suspendue. La lutte continue !
Les Tracts & les Communiqués du LKP
Comment, en effet, admettre que ceux qui hier déclaraient publiquement que la rue a obtenu en 44 jours ce qu’en dix ans de mandat, ils n’avaient jamais pu obtenir puissent aujourd’hui déployer leur programme et leurs promesses alors qu’ils continuent de renier leurs engagements pris avec le LKP, engagements qui concernent justement les principales préoccupations du Peuple.
Comment accepter que Man Pancha puisse venir conférer et blablater sous nos fenêtres alors qu’en sa qualité de Ministre, elle persiste à soutenir les pwofitan, à financer les patrons véreux du MEDEF et les compagnies pétrolières, à refuser à plus de 30 000 travailleurs les 200 € de l’Accord Bino.
Ce sont plus de 25 000 personnes qui ont manifesté en conscience, en fierté et en dignité dans les rues de Pointe-à-Pitre à l’appel du LKP pour exiger notamment l’application pleine et entière de l’ensemble des dispositions de l’Accord BINO, l’application pleine et entière du Protocole d’Accord du 4 Mars 2009, l’arrêt de la répression antisyndicale. Le LKP appelle l’ensemble des Travailleurs et le Peuple de Guadeloupe à rester mobiliser et à se préparer à descendre dans les rues à la moindre hausse des prix des carburants.
La MFMG créée en 2008, sur les restes de la mutualité guadeloupéenne, a appelé à la tenue d’une journée d’information autour de M. DAVANT, président de la FNMF. Ki moun ki DAVANT ? C’est l’auteur principal de la machination qui fut déclenchée en 2003, contre les Mutuelles guadeloupéennes. C’est lui qui organisa d’abord le démantèlement de l’UDMG en juillet 2004. Pour ce faire, deux administrateurs furent nommés à l’époque. Cette décision fut annulée par le Conseil d’État en mars 2007. Qui en a tenu compte ? Personne ! C’est ce monsieur qui orchestra la liquidation de 51 Mutuelles guadeloupéennes en février 2005. Ce sont 650 millions d’euros de nos Mutuelles qui furent détournées. Qui s’en est préoccupé ?
L.K.P salue la clairvoyance et la lucidité des travailleurs qui ont su garder leur calme malgré les provocations des manblo postés notamment dans les hôtels, les stations services et les hypermarchés. Yo vin ban nou kou, nou kouyonné yo. L.K.P appelle l’ensemble des travailleurs et du peuple Guadeloupéen à participer massivement an fanmi, an zanmi, an vwazen é wvazin au Gran Déboulé le mercredi 25 novembre 2009 à Pointe-à-Pitre.
LKP apporte son soutien sans faille aux 4 marins et au syndicat STC poursuivis pour « usurpation de commandement et séquestration » dans l’affaire du « Pascal PAOLI ». Le chef d’accusation relève d’une volonté manifeste de diaboliser et de criminaliser l’action syndicale menée pour défendre le droit à l’emploi et à la dignité. Le LKP condamne toute forme de répression antisyndicale et appelle l’ensemble des travailleurs à la solidarité, à l’unité et à la lutte.
Il y a une volonté manifeste de l’Etat Colonial et d’un patronat revanchard de sanctionner les Travailleurs éligibles à l’Accord salarial Jacques BINO et plus largement l’ensemble des Guadeloupéens. A la différence du RSA, l’accord du 26 février 2009, dit Accord BINO est une augmentation de salaire de 200 euros net pour tous les salaires jusqu’à 1,4 SMIC (hors primes et accessoires) pour lequel l’Etat a mis en place un dispositif pour se substituer à l’employeur à hauteur de 100 euros net pendant une durée de 3 ans.
Encore plus d’état, plus d’intégration, plus d’administration avec des hauts commissaires et des sous-préfets, plus d’UMP... Ce sont là les orientations de la nouvelle politique de l’Etat français en direction de ses colonies. Wi, Travailleurs et Peuple de Guadeloupe, notre combat Kont Pwofitasyon a vraiment ébranlé l’empire colonial français. L’Etat français a fait semblant d’entendre mais comme il fallait s’y attendre, refuse de comprendre. Le tour de magie de M. Sarkozy n’est autre qu’une opération visant à surfer sur notre révolte, notre contestation de l’ordre colonial pour régler les affaires internes de la France et consolider l’empire colonial autour de sa « Métropole ».
Ni l’élévation de Mme PENCHARD au rang de ministre, ni la capacité pour les élus locaux de représenter la France dans des négociations avec la Caraïbe, ni les nouveaux cadeaux fiscaux offerts aux patrons de l’hôtellerie... ne sont des décisions capables d’arrêter la pwofitasyon. Le LKP constate que le Président de la République Française persiste, comme en février et aujourd’hui, à ne sortir que déclaration de politique générale et grandes messes, espérant ainsi nous endormir.
Face au désengagement de l’Etat, les organisations syndicales ouvrières et patronales signataires réunies en commission de suivi et d’interprétation de l’accord régional interprofessionnel sur les salaires (Accord BINO) ont tenu à réaffirmer leur pleine et entière adhésion aux clauses de l’accord et notamment à son préambule ; et à exiger que l’Etat respecte ses engagements.
La lutte pour la défense des intérêts des travailleurs, plus largement du peuple, et singulièrement de la jeunesse, le combat contre toutes les Pwofitasyon mené dans ces pays, relèvent d’un processus de maturation enclenché depuis l’époque esclavagiste et s’inspirent des grandes luttes sociales menées jusqu’à ce jour. Ces combats s’inscrivent également dans un contexte international marqué par les luttes de la classe ouvrière et des peuples contre le capitalisme et ses dégâts de tous ordres sur la planète.
L’intersyndicale de l’Éducation appelle l’ensemble des personnels de l’Éducation à se mobiliser pour exiger l’arrêt des suppressions de postes d’enseignants et d’administratifs, l’ouverture de négociations pour la titularisation des contractuels et l’emploi de nos jeunes diplômés, le respect des accords signés le 4 mars avec le LKP, L’application de la grille indiciaire pour le suppléant du primaire dans l’enseignement privé.
Après avoir sanctionné Alexandra ZAIRE, Man Kolèt KOURY entend maintenant licencier Patricia CHATENAY-RIVAUDAY ! Entrave à la liberté d’expression, entrave à la liberté syndicale, intimidations, délations, répressions et sanctions... Jòdila sé kanmarad yo. Dèmen sé ké tou ki moun ? Sé fanm doubout ! Elles ont osé en toute liberté, lever et garder la tête vewtikal. Et cela, Kolèt KOURY et ses géreurs d’habitations, ses hommes de main, J. DRACON et F.BOUSARDO n’apprécient pas. Qu’il vous en déplaise bann malfétè, nous, organisations syndicales signataires, mettrons tout en œuvre pour baré van a zot. Appelons d’ores et déjà tous nos adhérents et militants à se préparer à la mobilisation générale en solidarité avec Alexandra et Patricia.
Nous sommes plus de 1600 agents de sécurité en fonction en Guadeloupe. Seuls 600 dossiers de demande de carte professionnelle dématérialisée ont été déposés en Préfecture, ce qui voudrait dire que si les choses restent en état au 31 décembre 2009, nous serons plus de 1000 salariés à être licenciés pour cause réelle et sérieuses dans notre secteur. Sur les 600 dossiers déposés en Préfecture, seuls 320 ont été instruits et seulement 20 cartes ont été délivrées.
Nombreux étaient les militant-e-s et guadeloupéens venus devant la CCI de Pointe à Pitre pour soutenir la camarade Patricia CHATENAY-RIVAUDAY, convoquée par Colette Koury et l’un de ses 7 Nains, Joseph DRACON.
Ses bouwo & bouwel ont préféré déserter lâchement et l’entretien n’a pu avoir lieu. Aussi, LKP et l’ensemble des organisations syndicales de la CCI exhortent les travailleurs et le peuple de Guadeloupe à la Mobilisation de soutien du MARDI 10 Novembre 2009 à 9H00 devant la CCI de PAP.
Pour soutenir notre camarade Patricia CHATENAY-RIVAUDAY - déléguée syndicale du SNAPCC/UNSA et représentante du personnel - victime de la répression anti-syndicale, comme l’a été avant notre camarade Alexandra ZAÏRE de L’ULTEA-UGTG.
Dans un secteur d’activité où la concurrence des prix se conjugue en entente illicite et où les salaires des travailleurs ‘’paka volé wo’’, nou travayè komès devons maintenir l’offensive pour arété pwofitasyon : Chantage aux dépôts de bilan ou à la liquidation, Licenciement économique hors la loi, Liquidation amiable, Chômage partiel et lock out, é onlo dòt tribilasyon travayè ka sipòté.
Afin de préserver ses petites Konbinn avec les TESSAUNEAU, BEAUCHET et autres, Ti LIREL a commandé auprès de la Préfecture plus de 50 Gendarmes mobiles armés jusqu’aux dents pour faire évacuer sa Région. Or que sur place, il y avait la présence du Commissaire de Basse-Terre ainsi que les Responsables des renseignements généraux qui n’ont observé ni dégradation, ni débordement des militants.
En avril 2006, le Conseil Général décidait d’assurer le Transport routier de personnes par DELEGATION DE SERVICE PUBLIC (DSP). Des délégations sont attribuées courant 2007 à 11 groupements de Transporteurs regroupant une centaine d’entreprises. Les anciennes conventions qui liaient les 400 transporteurs au Conseil Général sont donc annulées. 11 sociétés ont ainsi bénéficié de nouveaux marchés. Les Transporteurs perdaient leur ligne. Et, tous ceux qui n’ont pas été admis dans les sociétés et même ceux qui y sont actionnaires et qui dénoncent les conditions de travail ou les conditions commerciales d’exploitation qui leur sont proposées par les attributaires des DSP sont carrément interdits de toute activité.
Voilà déjà plus de 5 mois que les Travailleurs de la Maison Départementale de l’Enfance (MDE) sont en grève. Dès la fin du mouvement LKP, ils entamaient le 25 mars une longue marche, une longue procédure, un vrai défi ; sortir de la MDE le Directeur en poste depuis 5 ans Pierre-André PALIE. Finalement unis, LKP désiwé zyé an nou, ils se décidaient à dénoncer publiquement les agissements de ce cadre gwadloupéyen dont tous ils étaient fiers ; un Directeur Gwadloupéyen, de plus ancien agent de l’établissement, fils d’ancien agent et de surcroit ancien Délégué Syndical.
Malgré toutes les abominations déversées sur notre compte, malgré les mille et une choses dites à notre encontre, aujourd’hui, nous étions plus de 25 000 manifestants dans les rues ! Nous avons fait le choix de refuser l’affrontement car ils étaient venus pour livrer nous livrer bataille, faire en sorte que les choses dégénèrent et arrêter les dirigeants du LKP, afin de démanteler le Liyannaj Kont Pwofitasyon.
C’est vrai qu’il n’y a pas eu de grève générale totale. Mais qu’ils le veuillent ou non, il y a eu une grève générale en Guadeloupe ce mardi 24 novembre. Et nous pouvons être satisfaits de cette journée, malgré la pression qu’ils ont exercé sur certains, malgré la présence des manblos (forces de répression) : nous pouvons quand même être fiers de nous, fiers de notre mobilisation.
Tout le discours de Sarkozy était basé sur une seule chose : l’ancrage de la domination coloniale. A chaque fois qu’il parlait d’Etat d’Etat local il précisait aussitôt qu’il nommait dans le même temps un sous-préfet oun Commissaire… Il s’agissait à chaque fois de renforcer la position de l’Etat dans notre pays. Et quand il annonce confier au préfet le soin de gérer les budgets, c’est toujours pour mieux surveiller et contrôler ce qui se passe ici
En réalité, tout l’argent qui rentre en Guadeloupe, tout l’argent que nous produisons en Guadeloupe, rentre dans la poche de ces gens là. En somme c’est un système mis en place pour permettre aux békés importateurs de recycler l’argent public : cet argent rentre dans nos poches, mais ressort tout aussi rapidement car nous achetons à leurs mains.
Si les Penchard, Lurel, Noel et Angèle affirment avec tant de hargne que le RSA est mieux que le RSTA, c’est uniquement parce qu’ils veulent casser le SMIC à 1500€ obtenu par l’accord Bino ! Nous faire retomber dans l’assistanat, et pérenniser la pwofitasyon et le clientélisme électoral au moyen des allocations ! Voilà comment ils entendent continuer à faire tourner le système et nous maintenir dans l’assistanat ! Nous devons refuser ce schéma et continuer à marteler que nous avons négocié une augmentation de salaire pour une meilleure rémunération du travail et permettre aux travailleurs de gagner dignement leur vie dans ce pays ! Et ne plus avoir à toujours tendre la main dans l’attente a on tan pi souplé !
En lieu et place du Plan d’urgence pour l’emploi et la formation des jeunes, l’Etat a lancé courant septembre un Plan de répression de 100 Jours contre la jeunesse. Mais ce n’est pas par la répression que l’on réglera les problèmes : En Guadeloupe, 6 jeunes sur 10 sont au chômage... Parce que durant ces 44 jours, s’agissant des jeunes, il n’a jamais été fait état ni de meurtres ou de bagarres entre eux, ni d’actes de délinquance, ni d’accident.
Alors nous exigeons, nous leur disons bien que nous exigeons qu’ils nous répondent quant à l’application du protocole qu’ils ont signé ! Nous exigeons la vérité sur l’essence ! Nous exigeons aujourd’hui qu’ils prennent des décisions pour que les HAYOT et les DESPOINTES arrêtent de nous voler !!! Qu’ils prennent des décisions pour que les compagnies pétrolières, notamment TOTAL, cessent de nous voler !!! Qu’ils prennent les décisions nécessaires pour remettre l’accord BINO sur les salaires sur les bases qu’il avait été signé !!! Qu’ils prennent les décisions nécessaires pour que les 8000 jeunes pour lesquels L’Etat s’était engagé à trouver une formation ou un emploi, soient formés ou puissent se voir proposer un emploi.
Nous ne passerons pas notre vie à lutter kont pwofitasyon. Il nous faudra aussi lutter pour autre chose, pour une autre société. Il nous faudra lutter pour transformer notre société, pour transformer les rapports sociaux, pour transformer les rapports de production. Et nous avons tous notre place au sein de ce combat.
L’Etat français, qui est le principal garant de la pwofitasyon, est associé aux malfaiteurs qui nous spolient. Et ils ont choisi une Guadeloupéenne, Marie Luce Penchard, pour être leur bras armé afin qu’ils continuent à nous voler. Si elle avait la fierté d’être guadeloupéenne, elle n’aurait pas accepté ce vol et aurait démissionné. Car comme nous le disons ici : apa paskè zèl a ravèt vewni, kè sé bon vyann...
La vidéo des interventions des deux dirigeants de la délégation de Guadeloupe lors de la conférence de presse des délégations invitées aux Ghjurnate Internaziunale 2009 de Corsica Libera, représentants des peuples en lutte sous domination française.
Ils avalent quoi, comme potion magique ? On se demandait ça, à propos du LKP guadeloupéen. Nous, on fait une deux trois manifs,on met un deux trois millions de personnes dans les rues, et le lendemain on retourne au boulot comme avant. Comment ils ont fait, eux, alors ? 44 jours de grève générale, les rues bloquées, des manifs monstres tous les matins, et des victoires à l’arrivée. Pour un département qui compte moins d’habitants que la Somme ! Il fallait se renseigner. Qu’ils nous refilent leurs tuyaux. FAKIR a donc coordonné une tournée du LKP en métropole, avec Eddy Damas. A Grenoble, Lyon, Valence, Paris, Lille, Dieppe – et bien sûr Amiens. Pour comprendre les recettes du succès. Pour créer des Ligues alpines, parigotes, ch’tis, normandes, picardes, Kontre la Pwofitation.
Le samedi 3 octobre 2009, à l’initiative du Comité de Défense des Habitants de la vallée de l’Oyapock, plus de 150 personnes ont manifesté à St Georges pour dénoncer la répression policière aveugle dont sont victimes quotidiennement les habitants de cette région de Guyane. Alors que depuis des siècles, cette région des Guyanes est le creuset de l’intégration économique (agriculture, artisanat, chasse, pêche, commerce réciproque), culturelle (usage des mêmes langues sur les deux rives), et sociale (sociétés coutumières, liens de parenté, traditions) de ses différentes populations qui circulent librement dans la vallée de l’Oyapock,
Les services de police aux frontières (PAF), de gendarmerie et de douanes mènent une politique aveugle d’agression, de répression, d’intimidation, de harcèlement et de délit d’opinion inadmissible.
Le défilé de samedi était un avertissement. En faisant en sorte de ne pas nous donner la parole en tant que collectif, l’idée était de rendre caduc le protocole du 4 mars. La référence aurait été les états généraux et leurs conclusions. Or, cela ne constitue pas un engagement pris avec nous. Par notre mobilisation, on les gêne, car on les oblige à respecter le protocole d’accord.
Le capitalisme et les rapports de domination capitalistes conduisent inexorablement à la barbarie. Ce système protège les privilèges de ceux qui passent leur temps à marcher sur les plus faibles au nom de la compétitivité, de la toute-puissance du marché. En face, on nous demande d’être « raisonnables ». C’est-à-dire, en réalité, d’accepter sans broncher les bas salaires, les licenciements, la casse des acquis sociaux au nom d’une prétendue « responsabilité ».
Le rapport de l’Autorité de la Concurrence est accablant pour la grande distribution et les importateurs. Il explique que les prix sont en moyenne 55% supérieurs à la France ; certains allant jusqu’à 100%. Nous l’avions déjà dit, mais cette fois c’est écrit et cela contredit L’INSEE pour qui il n’y aurait qu’un différentiel de 10% entre les prix. Là, grâce à notre travail, ils sont contraints de dire la vérité sur les prix et sur des marges pouvant aller jusqu’à 100%... En montrant que les prix seraient simplement différents de 10% [par rapport à la France], cela est de nature à leur donner la possibilité d’affirmer qu’il n’y avait aucune raison que les fonctionnaires bénéficient de 40% de vie chère. C’est en ce sens que le rapport de L’INSEE avait été réalisé.
La question du pouvoir d’achat se trouvait au cœur de la grève générale déclenchée en janvier. Après plusieurs semaines de lutte, le LKP a obtenu plusieurs avancées. Le patronat n’a accepté ces premières mesures qu’à contre-cœur. Raymond Gauthérot, ancien secrétaire général de l’UGTG, fait le point sur la situation.
Les seules personnes qui se félicitent peut-être de ces états généraux, ce sont le préfet, le coordinateur et quelques membres du gouvernement. Ces états généraux sont un échec total. Les Guadeloupéens ne savent même pas de quoi il s’agit. C’est un débat de bureaucrates et d’experts. Pour cacher la vérité, on va dire que cela a été la plus grande consultation qui a jamais existé sur l’outre-mer. Il faut arrêter de se moquer des gens : s’il y a autant de mécontentement, c’est parce que rien n’est fait pour permettre aux Guadeloupéens de s’expliquer librement.
La situation demeure encore tendue. En fait, les engagements pris ne sont pas respectés. L’Etat s’était engagé à verser un revenu temporaire aux bas salaires tous les mois. Aujourd’hui il change d’avis et décide de verser ces revenus tous les trimestres à compter du mois de juillet. On soupçonne le gouvernement de vouloir supprimer ce revenu et de le remplacer dans trois ans par le RSA.
Le LKP est l’arme pour mener à bien notre objectif qu’il n’y ait plus d’exploitation. Notre détermination est intacte. Les salariés tiennent à leur fierté et leur dignité, il n’est pas question pour eux de revenir à la case départ, où ils étaient brimés et méprisés.
Colia Clark et Alan Benjamin, coordinateurs de la tournée militante du Guadeloupe-Haiti Tour USA dressent le bilan général et de chacune des étapes de la tournée des dirigeants du LKP et du secrétaire général de la CATH. En anglais.
Face à la répression judiciaire Le 14 mai 2009 L’UGTG lançait un appel à solidarité au mouvement ouvrier et démocratique international. Nous mettons en ligne les textes de messages de soutien et de solidarité d’organisations en réponse à l’Appel à la solidarité de l’UGTG au mouvement ouvrier et démocratique international.
Eric Jalton à l’adresse de Christian Vivies : " J’aurai aimé voir nos grands patrons réagir aussi promptement et publiquement aux propos racistes de Monsieur Alain HUYGHES DESPOINTES ou tout simplement s’exprimer médiatiquement sur cette crise sociale au lieu de garder ce mutisme surprenant et édifiant en se réfugiant derrière Willy ANGELE, envoyé au casse-pipe. J’aurai aussi aimé savoir ce que Monsieur Viviès pense des propos du chef de l’Etat qui, dans sa récente intervention médiatique sur la situation en Guadeloupe, évoque « des inégalités, des discriminations intolérables, des monopoles, des surprofits, des rentes de situation, des formes d’exploitation qui ne devraient plus avoir cours au 21ème siècle, des marges excessives, de plus juste partage de richesses, de moralisation du capitalisme ». Ces propos, et bien d’autres, de personnalités diverses ne suscitent pas l’émoi et la foudre vengeresse de l’ancien président du Medef. Pourquoi ?"
LIYANNAJ NORD GRANDE-TERRE appelle l’ensemble de la population du nord grande terre à le rejoindre, à se mobiliser, à soutenir et à participer en masse à toutes les initiatives pour la satisfaction des revendications présentées par le LKP. Ouvriers, paysans, enseignants, commerçants, artisans, retraités, chômeurs, jeunes, population du nord-grande terre rejoignez Liyannaj Nord Grande-terre.
Nous invitons TOUTE LA COMMUNAUTE UNIVERSITAIRE à participer au meeting d’information prévu ce jour jeudi 29 janvier au Palais de la Mutualité à 19H. Nous appelons également TOUTE LA COMMUNAUTE UNIVERSITAIRE à participer avec leurs proches dans le calme et la dignité à la manifestation du vendredi 30 janvier dont le départ est prévu à 9H30 au Palais de la Mutualité.
Les trois fédérations CLCV, CNL, CSF ont rejoint un collectif de plus quarante associations, organisations, syndicats, partis politiques de tous horizons qui ont décidés de s’unir, de se mettre ensemble, chacune avec ses revendications qui se recoupent, se rejoignent et démontrent que le pouvoir d’achat, les conditions de vie et de travail, de logement n’assurent plus le bien-être de la population.
Les centrales syndicales ainsi que les syndicats autonomes du Burkina Faso, dans l’unité d’action, suivent avec une attention soutenue, les luttes des travailleurs et des peuples qui se développent un peu partout dans le monde contre la cherté de la vie, contre le paiement des conséquences de la crise du système capitaliste par les seuls travailleurs et les peuples, pour l’emploi, la hausse des salaires, l’amélioration du pouvoir d’achat, la garantie effective des droits démocratiques et sociaux des travailleurs et des peuples.
Textes de solidarité et soutiens exprimés par des personnalités ou des anonymes...
Dans l’esprit de l’unité entre tous les peuples Africains, nous sommes heureux de nous joindre à votre tournée aux États-Unis, et nous invitons le mouvement Noir, les peuples et les ouvriers opprimés de toutes villes que vous visiterez à contribuer et assister à vos manifestations, à prendre en compte le message de vos victoires récentes et de vos batailles en cours, et à soutenir le travail courageux et vital que vous avez entrepris dans vos pays respectifs.
The Frente de Mexicanos en el Exterior (FME), condems in the strongest terms the threatening posture of the French government to the peoples of Guadaloupe and Martinique. We will not sit idly by and let the French government continue to treat our brothers and sisters as colonial subjects, or worse. We stand in full support of the just demands of the people’s movements of Guadaloupe and Martinique for economic,democratic, social,civil and cultural rights, human dignity, and self-determination,we are all brothers and sisters.
Le mouvement MXGM - Malcolm X Grassroots Movement - élève la plus vive protestation face aux menaces que le gouvernement français fait peser sur les peuples de la Guadeloupe et de la Martinique. Qu’on ne compte pas sur nous pour assister sans réagir à la manière dont le gouvernement français continue à traîter nos frères et soeurs en sujets d’une colonie. Si ce n’est pire.
Informés de la grève générale qui se déroule en Gwadloup depuis le 20 janvier, les participantes et les participants aux forum social mondial 2009 qui se déroule à Belem (Brésil), avec les organisations présentes dans l’Espace pour les droits collectifs des peuples, apportent leur soutien plein et entier à la lutte des travailleurs et du peuple de Guadeloupe, rassemblés au sein du mouvement « Doubout kont pwofitasyon » (contre l’exploitation outrancière, la profitation) dont le porte-parole est le secrétaire général de l’Union Générale de Travailleurs de Guadeloupe (UGTG), membre de la Plateforme des syndicats des nations sans Etat.
Face à cette critique situation existante dans ce qui est appelée la Caraïbe française, l’Organisation de Solidarité des Peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine (OSPAAAL) désire envoyer un fraternel message de solidarité aux frères et soeurs qui se lèvent aujourd’hui contre les politiques capitalistes de tendance néo-libérale, qui sont le bouillon de culture pour maintenir leurs faibles économies sous de fortes relations d’exploitation et de dépendance.
Malgré les inlassables appels du collectif Liyannaj Kont Pwofitasyon, LKP, le patronat, l’Etat français ont laissé pourrir la situation.
Au lieu de faciliter réellement les négociations les représentants de l’Etat sont allés de dérobades en dérobades (départ du préfet de la table de négociation le 28 janvier, fuite du secrétaire d’Etat à l’Outre Mer le 8 février suivi du reniement des engagements de l’Etat) tandis qu’ils faisaient venir en Guadeloupe plus de 2000 gendarmes mobiles.
Le Syndicat National des travailleurs de Sainte-Lucie est totalement solidaire des actions menées par les travailleurs de Guadeloupe et de Martinique à l’initiative des organisations des classes laborieuses. Nous soutenons sans aucune réserve la suite de vos actions et appelons le gouvernement français à continuer les négociations avec les organisations, en bonne foi afin de satisfaire les justes revendications du peuple.
Il y a aux Antilles des disparités sociales cruelles et qui viennent directement, historiquement, de l’esclavage. Le pouvoir économique des békés est né de la traite, il a été installé quand l’Etat a indemnisé les propriétaires d’esclaves, au moment de l’émancipation. Tout le monde a ça en tête. ça explique l’émotion provoquée par le documentaire de Canal+ mais la colère existait avant. Ne vous trompez pas : les leaders du collectif LKP ne sont pas des racistes anti-Blancs. Ils exposent une réalité sans prendre de précautions oratoires : une caste détient le pouvoir économique et en abuse. Cette puissance est encore plus importante en Guadeloupe qu’en Martinique, même si elle se voit moins. Là, on frôle l’apartheid social : j’ai vu, en Guadeloupe, un lotissement entouré d’immenses clôtures, uniquement peuplé de Blancs.
Le Conseil Municipal de la ville du François en Martinique salue la détermination des organisations syndicales et du Kolektif « Lyannaj kont pwofitasyon », et se déclare solidaire de leurs revendications...
Les organisations soussignées suivent avec beaucoup d’intérêt le mouvement de protestation des organisations syndicales, politiques, des organisations de jeunes et du peuple de Guadeloupe contre la cherté de la vie, contre les multiples souffrances et les intimidations dont est l’objet actuellement le peuple guadeloupéen.
Il est important de rappeler que les combats de l’USTKE et du LKP sont des fusées à plusieurs "étages" ; il faut lutter contre l’exploitation capitaliste, mais encore, contre le néo-colonialisme et contre le racisme. Il faut lutter aussi pour le droit à l’auto-détermination des peuples, au cœur de notre engagement internationaliste depuis ses origines et faire en sorte que cette auto-détermination ne se résume pas à des mots sur le papier. De ce point de vue, la France a indéniablement régressé depuis des années.
Enfin, nous appelons les étudiants, enseignants et personnels BIATOSS en lutte, dans tout le pays, à manifester, eux aussi, leur solidarité avec les grévistes de Guadeloupe et de Martinique. Leur lutte est notre lutte ! Leur victoire sera notre victoire !
La CNSP appelle le mouvement syndical, démocratique et progressiste Français à mesurer toute sa responsabilité face à la grave crise actuelle du capital financier qui nous condamne à créer un rapport des forces nécessaires pour que les patrons payent leur crise et éviter ainsi que les travailleurs divisés par le poison du racisme de l’Etat Français ne la payent à la place du CAC40.
A nos Camarades, nos frères de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane et de la Réunion. Un mois de lutte, de courage, de détermination, de sacrifice et le chemin est encore long pour faire entendre raison à ceux qui murés dans leur autisme décisionnaire ne répondent que par le mépris et l’indifférence a vos revendications légitimes !
Le SNU Pôle Emploi (FSU) salue et soutient la formidable lutte des salariés et du peuple Guadeloupéen et Martiniquais. Après 1 mois de grève à la Guadeloupe et 9 jours à la Martinique la lutte est semble-t-il à un tournant. Les représentants du gouvernement veulent passer à une tactique de blocage. L’ensemble des agences et antennes de Pôle Emploi sont fermées dans les 2 îles et un accord a été signé à Pôle Emploi Guadeloupe. D’après nos informations, la Direction de PE Martinique fait tout pour que l’accord ne soit pas étendu à la Martinique.
Le POI réaffirme, comme il n’a cessé de le faire depuis le 20 janvier, son total soutien à cette plate-forme et à la grève générale, dans le respect du collectif LKP et de ses 49 organisations. C’est la responsabilité du mouvement ouvrier d’apporter tout son soutien aux travailleurs en lutte et, avec toute la classe ouvrière de ce pays, de ne pas laisser isoler les travailleurs en grève générale en Guadeloupe et en Martinique !
La Fédération Syndicale Étudiante soutient la grève générale en Guadeloupe et appelle tous les syndicalistes attachés à la solidarité ouvrière à la soutenir ! La FSE mettra toutes ses forces, en France, pour mener le combat contre la politique anti-sociale du gouvernement Sarko-Fillon notamment dans l’Enseignement Supérieur !
Productions et écrits (analyses, poèmes, pamphlets...) d’auteurs extérieurs au LKP et diffusés (forums, mails...) ou publiés (sur des sites ou dans des média papier) ; à propos du mouvement de grève générale en Guadeloupe et plus largement des problèmes, questions et problématiques soulevés par la mobilisation ayant cours sous l’égide du LKP...
Nous savions déjà que ces états généraux décrétés par le chef de l’Etat français n’étaient que poudre aux yeux ne pouvant aboutir qu’à un renforcement du pouvoir colonial, mais M. SARKOZY est allé très loin dans cette démarche. Car le but véritable du Président de la République française est très clair : renforcer la présence française en Martinique et recentraliser la prise de décision. Désormais le gouverneur de la Martinique appelé Préfet voit ses pouvoirs de substitution renforcés en cas de carence des collectivités locales. On ne nous dit pas à partir de quel moment il y aura carence de nos élus. Alors Messieurs les maires qui êtes dans le collimateur de l’Etat français préparez vous à être à la merci des préfets.
Même si le bras de fer n’est pas terminé aux Antilles, le contraste est saisissant. Au début de l’année 2009, défilés massifs et conflits sociaux se succèdent en France métropolitaine ; dépourvue de dynamique, la mobilisation s’effiloche. Au même moment, à 6 700 kilomètres de distance, une grève générale contre la vie chère embrase la Guadeloupe. Peu sensibles aux chimères de l’activisme médiatique, les animateurs du Liyannaj kont pwofitasyon (LKP) vont récolter les fruits d’un travail militant opiniâtre, d’une volonté d’unité et de la conviction qu’un solide rapport de forces ne nuit jamais à la négociation...
Le scandale de la nomination de Jean SARKOZY a la tête de l’EPAD, car c’est un scandale, doit surtout nous interroger sur la problématique de l’intégration des jeunes guadeloupéens par le marché du travail et sur la question de la discrimination à l’embauche – qui en plus d’être raciale, vient se doubler d’une course au diplôme « smicardisée ». Mais pas seulement...
Ils disent ne pas vouloir s’immiscer dans les relations du travail entre patrons et salariés alors qu’à la demande de ceux-ci l’Etat français ampute l’Accord Bino et que lé zélu léjitim disent ne pouvoir rien faire, parce que c’est la loi. Leur loi, loi capitaliste pour pérenniser l’économie de plantation devant laquelle ils demandent aux travailleurs de s’agenouiller. Une démocratie qui consiste à ne pas respecter leurs engagements et à dépêcher en Guadeloupe des centaines de forces de répression supplémentaires pour réprimer la population chaque fois qu’elle se soulève contre leur mépris.
Le correspondant de l’AFP en Guadeloupe, habituellement le journaliste RFO Edyy Nedelkosky, a adressé au siège parisien, une dépêche reprise par toute la presse française, avec le chiffre de 5000 manifestants. Pourquoi ? car il est plus rassurant, pour le gouvernement français et ses médias aux ordres, de laisser croire que la manif LKP n’a rassemblé que 5000 personnes et que par conséquent, LKP est en perte de vitesse. Le gouvernement français, entend ainsi minimiser le succès réel de cette manifestation, car nous somes à la veille d’une visite de ML Penchard en Guadeloupe, et que le bide des Etats Généraux est encore dans tous les esprits. Et puis, une mauvaise polémique sur le nombre de manifestants, permet d’occulter d’un écran de fumée, les problèmes de fond qui demeurent posés.
Après les USA, la question de l’esclavage et des réparations agite la Grande Bretagne & la Caraïbe. Un récent article du Financial Times avait révélé les liens de Rotschild et de Freshfields avec l’esclavage. Aujourd’hui, c’est au gouvernement britannique d’allouer 600 000 £ pour une étude sur bénéficiaires de la traite négrière. Mais doit-on, s’interroge l’article du Jamaica-gleaner, pour autant s’en féliciter ? De la Jamaïque, des universitaires & politiques caribéens y répondent...
Je pense qu’en Martinique nous avons vécu le mouvement social le plus important qui soit. La classe ouvrière martiniquaise a derrière elle une forte tradition de luttes. Mais un mouvement de cette ampleur, aussi diversifié, et de cette force, est exceptionnel. C’est un mouvement anticapitaliste d’une grande ampleur. Né en 1925, auteur d’une Histoire de la Martinique en trois tomes et de plusieurs autres ouvrages sur les Antilles, l’historien martiniquais Armand Nicolas donne son analyse sur la grève générale en Martinique.
La Guadeloupe a connu en ce début d’année 2009 un mouvement social sans précédent. Comment en est-on arrivé là ? Et au-delà de l’augmentation salariale, ainsi qu’une avancée conséquente sur près de 150 points de revendications, quels sont les changements profonds que ce mouvement social a induits ?
Que reproche vraiment M. BOULOGNE aux dirigeants du diocèse de Guadeloupe ? Déjà, que depuis plus de 30 ans notre diocèse a un Pasteur noir. Cela fait des années que l’Eglise en Guadeloupe est vilipendée par un petit groupe de nostalgiques d’un passé dont ils n’ont jamais su s’affranchir. Parmi ces personnes Edouard BOULOGNE, connu en Guadeloupe pour ses positions rétrogrades et ultraconservatrices, y compris en politique où tout le monde s’accorde à le classer comme un réactionnaire, limite fasciste.
Le mouvement "lyannaj kont pwofitasyon" est, selon moi, une leçon de démocratie sans précédent. je pourrais être intarissable en éloges. je vous écris car je suis enseignante du primaire en grève depuis le 20 janvier. je ne reprendrai mon poste que lorsque le mouvement sera terminé.
L’hypermarché Carrefour Destrelan, propriété du Groupe Bernard Hayot a placé en tête de gondole des milliers de flacons de "Lucky Instant Hand Sanitizer", un gel fabriqué en Chine et censé éliminer les bactéries. Rien que ça... En fait, une nouvelle arnaque validée par tous les services de l’Etat. Car ce gel ne sanitarise rien du tout, mais contribue tout simplement à engraisser la clan Hayot en les autorisant à couillonner les guadeloupéens.
Le fait de consommer des aliments à IG élevés comme la pomme de terre et ses produits transformés augmente en effet le risque de diabète et de surpoids. Aujourd’hui le constat est plus qu’inquiétant : 16 % des enfants guadeloupéens et près de 20 % des petits Martiniquais soufrent d’obésité selon l’observatoire de la santé. 6 % de la population adulte souffre par ailleurs de diabète.
Après Jacky Richard et Maya, après les chanteurs et musiciens de Gwo Ka & Mas a po (Senjan & Gwosiwo), bien des artistes ont composé, mis en musique ou entonné des chants en soutien ou en hommage au LKP : Admiral T, Riddla, SamX... En plein conflit, ce dernier livrait son Pa fè nou pété on kab", une reprise freestyle de l’hymne « La Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup sé pa ta yo »...
Vendredi 17 juillet dans l’après-midi, je prenais un pot avec une amie au restaurant-buvette Kontiki, situé sur la plage du bourg de Sainte-Anne (au fond à gauche). Mon amie était avec son fils de 3 ans et moi avec mon fils de 5 ans. Le restaurant était quasiment vide, puisque à part nous, seule une autre table était occupée, sur la bonne vingtaine de tables disponibles.
Il faut vraiment que Willy Angèle soit désespéré & ozabwa pour confier ainsi à internet des informations issues d’une réunion "informelle et confidentielle" tenue avec le préfet de Guadeloupe. Le LKP a donc eu raison de ne pas participer aux états généraux puisque l’état demande au Medef de faire le « projet pour la Guadeloupe ». De quoi peut-on alors discuter ? Il nous faut engager un véritable combat politique contre ce coup d’état au roulement de fesses d’allure démocratique mais qui n’est en réalité qu’un appel à prostitution de peuple...
Les 16 & 17 décembre 2008, à l’occasion du tour de chauffe dans les rues de Pointe à Pitre & Basse terre, le refrain & l’air de Jacky Richard étaient spontanément repris en choeur et avec enthousiasme par des milliers de manifestants. Hymne emblématique à partir du 20 janvier 2009, La chanson "La Gwadloup sé tannou" a chaque seconde accompagné le puissant et irrésistible mouvement populaire appelé Liyannaj Kont Pwofitasyon (LKP).
Mercredi 04 mars 2009, 19H00 : Port autonome de Pointe à Pitre. Ruddy TESSIER fait longuement applaudir par une foule en liesse Jacky RICHARD, auteur de l’hymne "La gwadloup sé tan nou"... Il doit à nouveau livrer l’origine de sa chanson...
Poursuivons l’esprit de liyannaj, de partage, d’échange, d’entraide : Venez sans hésiter partager, donner, échanger ce qui vous fait double ou triple usage ou ce que vous jugez utile de donner à quelqu’un d’autre. Aucun achat, aucune vente, aucune manipulation d’argent.
Les Hayot, Despointes, Loret, Barbotteau, Vivies, Reynal, Lucy, Aubéry règnent sur l’économie des îles depuis toujours. Ces descendants d’aventuriers, de cadets de famille désargentés ou même de relégués de justice ont fini par former une aristocratie qui est arrivée jusqu’à nous comme un anachronisme. Ils ont été payés pour libérer leurs esclaves en 1848, ont survécu aux crises agricoles, en partie grâce aux aides de la métropole. Ils ont su rebondir à chaque mutation de la société antillaise, se trouver avec un savoir consommé là où était l’argent, là où tombaient les subventions d’un Etat qui les a toujours jugés comme ses meilleurs relais. L’esclavage a disparu mais ils sont restés les maîtres, de père en fils.
L’absorption de rhum ponctue toutes les rencontres. Le rhum omniprésent est déguisé en punch ou en un ti pété pié, un « petit qui casse les jambes » ou en de lodifé, de l’« eau de feu ». Culte des ancêtres, religion chrétienne s’entremêlent pour orienter le comportement à boire des acteurs de la société guadeloupéenne : libations de rhum et libations d’eau alternent dans les moments de rituels et dans les gestes quotidiens. Le feu du rhum doit être éteint le jour par de l’eau fraîche — si on ne peut le faire, autant s’abstenir de boire cet alcool fort.
Fin avril, au grand dam des agro-millionnaires et de leurs lobbies la France publiait la liste nominative des bénéficiaires des subventions agricoles de l’UE sur son territoire. Début juillet , le Sénat effaçait pourtant discrètement une ardoise de 32,5 millions au bénéfice du groupement des producteurs de bananes antillais.
À travers les méandres d’une combine immobilière, vous visiterez le petit monde merveilleux de la défiscalisation. Tout commence par des tractations fondères autour d’un terrain situé à Bas du Fort. Ce terrain, qui appartenait à la Commune suite à, l’expropriation des propriétaires de l’époque, a été vendu à la SODEG au franc symbolique.
Un mofwazé du LKP est né ! Dans une note confidentielle adressée aux administrateurs du MEDEF Guadeloupe, son Président, toujours au service des pwofitan et autres békés détaille la stratégie de déstabilisation et de prise du pouvoir par la frange la plus réactionnaire du patronat. Cette même frange des patrons de la Guadeloupe qui en plein conflit s’était regroupée au WTC dans ce qui se voulait être une démonstration de force ; et donc volontairement médiatisée
La directrice de la PAF, se singularise à nouveau. Cette fois, en demandant à un prestataire de service de la Police Nationale, « la tête » d’une de ses salariées parce que cette dernière a manifesté lors de la grève générale conduite par le LKP. Face au refus de ce chef d’entreprise respectueux de notre constitution et de la loi comme tout citoyen devrait l’être, ce chef de service a pourtant insisté en lui rétorquant qu’il devait absolument prendre toutes les dispositions pour que cette employée ne puisse plus travailler dans les locaux de son service.
Le ras-le-bol contre la vie chère a embrasé la Guadeloupe et la Martinique. Une situation due à un oligopole qui s’est constitué sur l’ensemble de la filière, sans que les pouvoirs publics n’interviennent. Il n’y a pas que les républiques qui soient bananières. Il y aussi certaines économies.
Nous aurons tous encore besoin les uns des autres à l’avenir. Organisons-nous et créons un commandement centralisé en prenant soin de ne pas nous réunir une fois de plus « entre nous, békés. Un « comité de crise » aux diverses missions pourrait voir le jour...
Nicolas VION, président du GHTG, parlant des Guadeloupéens : « Il y a toute une Guadeloupe qui est travailleuse, qui est silencieuse, qui a l’habitude de courber l’échine et de ne rien dire. » C’est cette Guadeloupe là qu’il entend continuer d’asservir.
Le serviteur de l’Etat met notre nouveau Pelage (soutenu comme la corde soutient le pendu par quelques faux libres, mais vrais aliénés, de couleur) en garde contre les conséquences de son refus de signer le protocole Jacques BINO... Et sous couvert de "solutions" l’informe qu’il est à sa disposition pour convenir d’une riposte commune contre les travailleurs et le peuple Guadeloupéen.