Accueil | Proposer un article | Thèmes | Auteurs

Rechercher



Galerie Photos

Statistiques

Dernière mise à jour
samedi 20 juillet 2024
21h28

Statistiques éditoriales
2529 Articles
121 Brèves
27 Site Web
168 Auteurs

Statistiques des visites
837 aujourd'hui
948 hier
10030255 depuis le début

image Aide & infos

Calendrier

Mots-clés

ADN Awa !, 14 février 1952, 14 décembre 2010, 16 décembre 2008, 26 octobre 2010, Accord Bino, Affaire Jephté Depreux, Apartheid, BEO, Campêche, Charles Henri Salin, Chlordécone, Clan Koury, Cliniques KADJI, Collectif 5 Février, Conflit Danone, Dialogue social, Droit du travail, Esclavage, Etats-Généraux, Guerlain, Haïti, Justice coloniale, Kanaky, LKP, Mai 1967, Martinique, Mayotte, Mercury Day, Michel Madassamy, Mwa Mé, Octobre 1801, Pétition anti LKP, Plantation HAYOT, Prix des carburants, Procureur PRETRE, Prud’hommes, Racisme, Représentativité UGTG, SARA, Sarah Aristide, Solidarités, Tourisme, VIH/SIDA, Xénophobie, Pauvreté, Affaire "Patrice (...), Affaire Marc SAINT-HIL, Agriculture, Algérie, Assignation en justice, Capesterre-Belle-e (...), CESER, CGOSH, CHU Lapwent, Collectif de Défense, Collectif des organisa, Construction du nouvea, Contre le Pass sanitai, Défilés, Dlo Gwadloup / Eau de, EFS Gwadloup, Elections 2020, Elections CESR, Elections Chambre (...), Elie DOMOTA, EMPLOI ET FORMATION, Epidémie Chikungunya, Epidémie CORONAVIRUS, Epidémie CORONVIRUS, Etats-Unis, fidel castro, Fillon / Domota, Grève C.A.S.E kapestè, Grève canal satellite, Grève Carrefour Milénis, Grève carrière de (...), Grève CGSS 2016, Grève CIST, Grève collectivités, Grève Collectvité (...), Grève de la faim Denis, Grève Hôpital Beauperthu, Grève Mairie Baie-Mahau, Grève Mairie Basse-Terr, Grève Pôle emploi (...), Grève Sablière de (...), Grève SIG février (...), Grèves, Grèves collectivités, Gwiyann, Inde, Jacques CHIRAC, Journal Rebelle, Journal Rebelle, Kanaky, Kolèktif Bastè kon (...), L’après cyclone IRMA et, Licenciement(s), Lopital Kapèstè, Louisa HANOUNE, Luc REINETTE, Marie-Galante, Meetings, Mexique, Mouvement social (...), Obligation vaccinale, ORANGE, Palestine, Père Chérubin CELESTE, Procès Elie DOMOTA (...), procès Jocelyn LEBORGNE, Propagande élections, Rapatriement de la, Régionales 2015, Respect des droits, Roland THESAUROS, Saint-Martin, Secteur B.T.P, Secteur Banque-Assuran, Secteur Banques Assura, Secteur Eau - Environn, Secteur Emploi-Formati, Secteur Immobilier, Secteur Nettoyage-Blan, Secteur Sécurité, Secteur Social et (...), Secteur Transport, TCSV/décès camarade (...), Total pwofitan, UEC-UGTG, ULTEA-UGTG, UNASS-UGTG, UTAS-UGTG, UTC-UGTG, UTE-UGTG, UTED-UGTG, UTHTR-UGTG, UTPP-UGTG, UTS-UGTG, UTT-UGTG, Venezuela, Virus ZIKA,

Guadeloupe - Qui sont les racistes ? Par Jean Jacques Manöel

Afficher une version imprimable de cet article Enregistrer au format PDF

L’avenir près des colons est un paradis bien triste...


Mots-clés : #LKP #Solidarités
Aucune réaction pour le moment !
 

Aux fins de colonisation
Le roi envoya aux îles
Son rebut social en exil
Et des soldats en garnison

Des nobles en dissidence
Des paysans, des artisans
Et des manants récalcitrants
Aux percepteurs des finances

Chemineaux des cafés d’Indret
Prostituées de Nantes
De Paris ou bien de Mantes
De la révolte de Juillet

Point d’ingénieur et de savant
Dans la lie d’un régime
Galériens chasseurs de primes
Tel était l’état des présents

Ces blancs libres et engagés
Devinrent les nouveaux maîtres
Participants à la traite
Des bois d’ébènes enchaînés

Partageant le territoire
Et tuants les indigènes
Rebelles au roi sans haine
Pour achever la victoire

A la fin de l’esclavage
La France a rémunéré
Ces colons qu’elle a spoliés
En supprimant le servage

Elle a payé cinq mille francs
De mil huit cent quarante huit
Pour chaque esclave en fuite
Ou libéré de leurs carcans

Avec ce dédommagement
Les colonisateurs devaient
Assurer aux libres sans frais
Un emploi et un traitement

Digne de la République
L’éducation et le respect
Selon les termes du décret
Et l’égalité civique

Les nouveaux patrons ont tout pris
En laissant les noirs pour compte
Usant leur labeur sans honte
Sans jamais être des amis

Ils ont abusé des femmes
Fait des mulâtres malheureux
Sans reconnaître devant dieux
Laissant des bâtards sans âme

En se mariant entre eux
Et en dénigrant les autres
Les colons sont les apôtres
D’un racisme très vertueux

Ils ont fait la différence
En bannissant tous ceux des leurs
Qui ne leur faisaient pas honneur
En souillant leur descendance

En épousant leurs servantes
En faisant des mulâtresses
Des maîtresses leurs déesses
D’une nature riante

Ils ont créé une caste
Pour ne pas disperser leurs biens
Contrôlant les grains et le pain
Loin de l’empire trop vaste

En imposant des noms aux gens
En imposant des noms aux lieux
En imposant leur propres dieux
En imposant tout, tout le temps

Dans leur race ils ont grandi
Comme ils disent fièrement
Gardant particules d’antan
D’un royaume qui les vomit

Ils sont restés royalistes
A la discrétion du pouvoir
De républiques sans gloire
Et d’états colonialistes

Aujourd’hui ils sont les békés
Grands propriétaires terriens
Qui ordonnent à l’état nain
De leur donner et de payer

Ils contrôlent l’import export
Tous les flux de la finance
Les banques les assurances
Les magasins et tous les ports

Ils ont des spécificités
Des passe-droit des subventions
Des zones franches à façon
Non taxés, ils sont remboursés

Tien les voilà les danseuses
De la France que l’on moque
Elles vont bien avec l’époque
Ne sont ni noires, ni gueuses

Elles exploitent toujours les noirs
Qui vivent dans la misère
Et les indiens en galère
Elles n’ont pas honte des miroirs

Danseuses des colonies
Blancs pays ou bien zoreilles
Petits blancs cherchant l’oseille
Expatriés en folie

Pieds noirs vaincus et frontistes
Faillis et nouveaux condamnés
Que la France à rejetés
Immigrés opportunistes

Ces profiteurs ont en commun
Une couleur rose cochon
Un goût pour tout ce qui est bon
Et l’argent est leur seul potin

Au moindre brin de causette
Ils vous questionnent sur un plat
Votre idée fait choux gras
Devient livre de recettes

Si vous êtes l’un absent
Que le BUMIDOM a charrié
Ils prennent vos propriétés
Avec la force du Probant

Et de leur loi trentenaire
Qui vous fait étranger chez vous
Sans leur coûter le moindre sous
Sauf aux complices notaires

Ces comportements à l’excès
D’un groupe et d’une race
Empestent de leur audace
L’ambiance de nos alizés

Nos réactions sont brutales
Et l’on nous dit bellicistes
Parfois même extrémistes
Susceptibles et sans canal

Nous ne sommes pas puristes
Nous ne sommes que victimes
De vols, d’ outrages, de crimes
Et l’on nous veut pacifistes

Calmez vous, ne dites pas ça.
Il est trop tard pour réclamer.
Veuillez remplir cet imprimé
Et demain on vous répondra.

Les mois passent, vous vieillissez
Et si vous osez vous plaindre
On vous tabasse sans craindre
La loi, qui vient vous interner

Vos enfants peuvent étudier
Et passer tous les diplômes
A condition d’être pommes
Infirmières ou postiers

Ils ne doivent pas prétendre
A des postes responsables
Ils doivent être présentables
Blancs dedans et sans s’étendre

Se plier être conforme
Dire oui monsieur, bien madame ;
Baisser les yeux et sans âme
Tout supporter dans la norme.

C’est l’avenir près des colons
C’est un paradis bien triste
A l’ombre de ces autistes
Que nous refusons

Nous ne voulons pas connaître
Ce que nos parents ont vécus
Dans les banlieues des pointus
La France est sans fenêtre

On nous prends pour des africains
Pour des sans papiers sans caution
On nous relègue aux bas fonds
Dans la cale des patelins.

On nous refuse de loger
Au côté des autres français
Pour les odeurs de certains mets.
On nous refuse d’exercer

Les métiers qu’ils nous ont appris
Sur les bancs de leurs écoles.
Cette leçon n’est pas drôle ;
Elle est de trop et j’ai compris.

Nous ne sommes pas gladiateurs
Pour amuser tous vos publics
Vous permettre de faire du fric
Profitant de notre sueur

Nous ne sommes pas des chanteurs
Pour égayer vos spectacles
Ou bénir vos tabernacles
De logorrhées en langueurs

Nous ne pouvons nous résoudre
A être tous fonctionnaires,
Footballeurs ou mercenaires
Et sans cesse vous absoudre.

Nous ne sommes pas des mendiants
Et des bonnes à tout faire,
Pour passer la serpillière
Sur vos erreurs de dominants.

Nous ne voulons plus de vos lois
Et de vos politiciens
Choisis en comités restreins
Selon vos règles de quotas

Dans vos cabinets parisiens
Parmi les marionnettes
Que l’on a criblés de dettes
Pour contrôler notre destin.

Ne représentant qu’eux mêmes
Et les intérêts des puissants ;
Ils sont candidats d’un moment
Pour la pêche à la traîne.

Semblant de démocratie
De placards publicitaires
En émissions mensongères
Choisis par la monarchie

Les élus que l’on impose
Ne peuvent décider de rien
Sauf à désirer pour leur bien
D’être réélus sans cause.

Quatre députés sans moyen
Et trois sénateurs sans ardeur,
Dans un parlement sans couleur
Sont noyés dans le quotidien

De plus de huit cents personnes ;
Qui les ignorent bien souvent
Et les dénigrent tout le temps.
Les assemblées ronronnes

Aux ordres d’un gouvernement
Dont la devise en miroir
Est ne rien dire, ne rien voir
Ne rien entendre dans le vent

Alors, si nous n’existons pas
Entre toutes les élections
Que vaudrait une pétition
Dans l’inconscient de ces gens là

En dehors de leur campagnes
Nos voix s’en vont dans le néant
Conquérir un raisonnement
Le soutien de nos compagnes

Il est temps de se relever
Et de regarder en face
Ce qu’est la lutte des classes.
Il nous faut réagir, aller.

Aller de l’avant, exister,
Ne jamais baisser la tête.
Choisir son destin pour être
Et ne plus être attristé.

Par une histoire pesante
Et par un présent bien trop lourd,
La vie n’est pas un velours
Où les ombres sont passantes.

Nous ne sommes pas spectateurs
Dans un théâtre de zombis
Ni des enfants trop étourdis
Écoutant les bonimenteurs

La France est leur patrie
Ce n’est plus ma métropole
Je me moque des coupoles
Et des ors de l’académie

Mon pays est dans l’océan
C’est une île des tropiques
Où le soleil est unique
Entre le ciel et son volcan

Le bleu de la mer est si pur
Que les algues et les poissons
Forment une toile sans fond
Entre l’écume et l’azur

Un écra