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LKP - Manif. du 3 octobre : Manipulation et rideau de fumée

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Un article du site CaribCreoleNews



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1 "journaliste" > 10 compteurs ?!

Moins d’une heure à peine après la fin de la manif, les principaux leaders du LKP prenaient tous la parole et c’est Elie Domota en personne , le dernier à intervenir qui fit le point sur le nombre de manifestants en ces termes :

« J’étais à l’instant en ligne avec un journaliste de L’Humanité qui m’informait qu’il venait juste de téléphoner à la Préfecture pour demander le nombre de manifestants présents à la mobilisation. Celle-ci lui a communiqué le chiffre de 5000 personnes ! Et c’est ce chiffre qui a été diffusé par les services de la préfecture puisque LCI et I Télé ont repris le même chiffre. On comprend dès lors avec qui nous avons affaire : quand il y a plus de 25 000 manifestants défilant dans les rues, la préfecture indique le chiffre de 5000… Alors, quand ils affirment que plus de 3000 personnes ont participé à leurs états généraux, camarades, cela signifie qu’il n’y en avait que 30… »

De son coté le correspondant de l’Agence France Presse ( AFP) en Guadeloupe, ( habituellement le journaliste RFO Edyy Nedelkosky) a adressé au siège parisien, une dépêche qui a été reprise par toute la presse française. Voilà ce que disait l’ AFP :
Guadeloupe : le LKP manifeste à Pointe-à-Pitre, lance un préavis de grève (AFP)
POINTE-A-PITRE — Quelque 5.000 personnes, selon la préfecture de la Guadeloupe, 25.000 selon des dirigeants du LKP, ont manifesté sans incident samedi à Pointe-à-Pitre à l’appel du collectif qui a lancé à cette occasion un préavis de grève de 24 heures reconductible. Les manifestants ont effectué un parcours de plusieurs kilomètres en empruntant les principaux boulevards de Pointe-à-Pitre avant de se retrouver, deux heures plus tard, à leur point de départ, le Palais de la mutualité, où siège le LKP (Lyiannaj kont pwofitasyon). Les principaux dirigeants du collectif ont tour à tour pris la parole. Selon Jean-Marie Nomertin, un des leaders du LKP et dirigeant de la CGT-G, "nous étions au moins 25.000".

C’est donc à partir de cette dépêche que les medias parisiens ont « informé ». On note cependant que le premier chiffre annoncé par l’AFP est celui de 5000 et c’est celui qui va être « repris » par tous les medias français.

De son coté le quotidien France Antilles écrivait ceci :
Guadeloupe - Manifestation marathon, samedi matin, à l’appel du LKP (Lyannaj Kont Pwofitasyon)
Plusieurs milliers de personnes ont défilé dans le calme en évitant le centre de Pointe-à-Pitre. Il y a du monde, quand même. » « Ou pé di sa ! » Cette réflexion de deux passantes, samedi, sur le boulevard Chanzy, traduit une réalité certaine : l’appel à la manifestation lancé par le LKP a été bien entendu et a drainé plusieurs milliers de personnes vers la périphérie pointoise. 25000, selon les organisateurs. 6000, selon la police.
Dans les premiers rangs, les leaders du Lyannaj. On reconnaît Élie Domota, Félix Flémin, Patrice Tacita, Alain Plaisir, Jean-Marie Nomertin... Dans le cortège, quelques visages connus, comme celui de Luc Reinette. Autour, s’affairant beaucoup, on remarque, entre autres, Gaby Clavier et Michel Madassamy. En queue de peloton, comme exilé, Éric Jalton, député-maire des Abymes.
L’ambiance ? Calme, même festive, surtout dans la partie du cortège peuplée des membres d’Akiyo, où résonnent tambours et conques à lambi. En d’autres points du défilé, des chansonnettes. Si l’on s’est ébranlé aux accents de « Gwadloup, sé tan nou » , le chant emblématique a vite fait place à d’autres couplets - « Ki moun ki vé tyouyé péyi an nou » , « Fini lajan pou kokangnè » - dont certains brocardent tel (ou telle) responsable patronal. Parce qu’évidemment, parmi les manifestants, il y a les salariés des entreprises ou des structures actuellement en conflit, comme les contrats aidés, les postiers inquiets, ou encore les grévistes de l’ASFO.

Le journaliste de France -Antilles va plus loin et propose même sa méthode de comptage. Voilà ce qu’il écrit dans un article publié lundi 5 octobre :
(Edition de Gudeloupe) « Les journalistes ne savent pas compter » , claironnait, à l’issue de la manifestation, l’un des cadres du LKP, avançant le chiffre de « 25 000 moun » comme nombre de participants. Les organisateurs restent toujours très discrets sur la façon dont ils comptent. Les journalistes moins. Tous ceux qui ont l’habitude de « couvrir » des manifestations utilisent des méthodes de comptage. Celle des rangs par minute est plutôt fiable.

1 - Vous devancez le cortège, dans un endroit du parcours large et dégagé. Vous prenez un point de repère - ligne sur le sol, poteau... - et vous notez, à la seconde près, l’heure à laquelle passe le 1er manifestant.

2 - Vous comptez le nombre de manifestants par rang, 3 fois au minimum, et vous établissez une moyenne.

3 - Vous comptez le nombre de rangs qui passe en 20 secondes. Vous répétez l’opération 2 fois, et vous établissez une moyenne. Vous multipliez cette moyenne par 3 et vous obtenez le nombre de rangs par minute (3x20 secondes). Vous multipliez par le nombre moyen de personnes par rang, et vous obtenez le nombre de personnes qui passent devant vous en une minute.

4 - Vous attendez que passe le dernier rang et notez l’heure à la seconde près. Il ne reste plus qu’à multiplier le nombre de manifestants par minute par le nombre de minutes pour obtenir le total. Vous rajoutez éventuellement 10% pour tenir compte de ceux qui, éventuellement, ont coupé le parcours, ou sont passés derrière vous.

Samedi, vers 11 h 08, sur le front de mer de Lauricisque, il y avait une moyenne de 10 personnes par rang, qui passaient à la cadence de 15 rangs toutes les 20 secondes. Soit 450 personnes par minute. Et il s’est écoulé 12 minutes entre le 1er rang et le dernier. C’était avant que d’éventuels manifestants pointois ne viennent grossir le cortège. »

Ce journaliste ( Marc Armor) que CaraibCreoleNews a rencontré sur le parcours de la manif, nous a effectivement tenu ce discours, sauf qu’au lieu de 450 personnes à la minute, il nous avait donné le chiffre de 500, il a donc « soustrait » une petite cinquantaine de manifestants. Si on « applique » tout bêtement la « méthode » Marc Amor de France-Antilles, à 11h08, samedi 3 octobre il y aurait eu 5400 manifestants dans les rues ! Pourtant le même journal publiait ceci sous la plume d’un autre journaliste du même journal, qui lui n’ a pas dut voir la même manif, ou a t-il simplement décidé de ne pas utiliser la méthode Armor :
« L’appel du LKP largement entendu
Textes : Franck BRELAND - Photos : Dominique CHOMEREAU-LAMOTTE franceantilles.fr 03.10.2009
Quelques images de cette manifestation appelée par le LKP, neuf mois après les mois chauds du début d’année. 6 000, selon la police. 25 000 d’après les organisateurs. Mais plus vraisemblement, 8 000 moun ont défilé pendant deux heures en évitant le centre-ville de Pointe-à-Pitre.

On notera cependant que dans tout ce déferlement de chiffres, tous aussi contradictoires les uns que les autres, que c’est le minima, soit 5000 personnes, qui a été retenu par les medias français, et qui semble être le « bon chiffre ». Pourquoi ? car il est plus rassurant, pour le gouvernement français et ses médias aux ordres, de laisser croire que la manif LKP n’a rassemblé que 5000 personnes et que par conséquent, LKP est en perte de vitesse. Le gouvernement français, entend ainsi minimiser le succès réel de cette manifestation, car nous somes à la veille d’une visite de ML Penchard en Guadeloupe, et que le bide des Etats Généraux est encore dans tous les esprits. Et puis, une mauvaise polémique sur le nombre de manifestants, permet d’occulter d’un écran de fumée, les problèmes de fond qui demeurent posés. Quels sont ils ? Rappels avec Elie Domota :

C’est bien le Préfet [Nicolas Desforges], Madame Penchard [Marie Luce, ministre des colonies] et Samuel Richard [Préfet en charge des ces états généraux] et quelques uns de leurs comparses qui en ont rédigé les conclusions.

Et nous avons bien compris qu’ils cherchaient à nous couillonner ! Parce qu’ils ont signé avec nous des engagements dans le cadre du protocole du 4 mars [2009]. Or à la journée d’aujourd’hui, cela fait 7 mois ; 7 mois qu’ils ne respectent pas leurs engagements ! 7 mois ont passé et ils ne nous disent mot et nous sortent les états généraux. Et l’on entend madame Penchard asséner que « Oui, il y aura beaucoup de frustrations, car c’est Sarkozy qui décidera ».

Et on comprend bien vite pourquoi : ces états généraux visaient à invalider le protocole qu’ils avaient signé. Mais ce que nous leur disons, c’est que lorsque vous avez signé, il faut respecter votre engagement.

Ce que nous leur disons aussi, c’est qu’au lieu de consacrer autant d’argent, de l’argent public, pour faire venir par centaines des manblos [forces de répression] et les installer dans des hôtels – ce qui fait certes du bien à l’hôtellerie, mais quand même… - n’aurait-il pas été préférable de consacrer tout cet argent au Plan d’urgence pour la formation, l’emploi et l’insertion des jeunes ; ou pour protéger les guadeloupéens contre les effets de la chlordécone ; ou encore pour sauver des emplois, créer des activités. Non : Ils (yo) préfèrent le mettre, cet argent, au service de la répression en déversant des manblos chargés de nous tabasser. Nous leur disons donc que nous ne tomberons pas dans leur piège. Nous avons compris leur manège. Nous avons effectué une petite marche ce matin en manifestant jantiman (« gentiment »). Mais nous leur disons dans le même temps que ce n’était qu’un avertissement…

Et madame Penchard l’aura compris puisque elle nous aura répondu en écrivant pour la première fois au LKP ce matin. C’est donc une première : elle a fini par reconnaître l’existence du LKP… et demandé au préfet de réunir dans les meilleurs délais la Commission de suivi des accords du 4 mars 2009. Mais contrairement à la fois précédente où le préfet et Lurel s’étaient offusqués qu’on exige le respect du protocole (et coulé la réunion), nous leur disons à tous que cette fois-ci nous n’accepterons pas leurs simagrées ! Nous attendons des réponses précises sur tous les points du protocole… Et qu’ils ne viennent pas nous raconter de bobards : nous ne prendrons pas un 6 pour un 9 !

Cela veut dire que nous qui sommes ici présents aujourd’hui peuple de Guadeloupe, nous devons prendre le temps de nous préparer et commencer les assemblées générales dans les quartiers, dans les entreprises. De façon à être prêts lorsque nous déciderons d’arrêter le travail. Parce que de toutes les façons, de toutes les façons, c’est cela qu’il nous faudra faire : nous aurons à cesser le travail pour leur faire comprendre que nous n’acceptons pas leur petit jeu. Nous avons écrit aux maires ; certains nous ont répondu et nous en avons déjà rencontré un certain nombre. Nous allons demander une rencontre à Lurel & à Gillot. Nous allons également demander à madame Penchard de nous rencontrer. Oui, oui… : Nous demandons un débat télévisé en direct avec madame Penchard ! Nous lui demandons un débat télévisé en direct afin qu’elle puisse nous répondre sur le protocole. Et pour mettre un peu d’ambiance, nous lui disons qu’elle peut même y amener sa mère.

Parce que nous réaffirmons que nous avons raison. Et à toutes ces personnes passent leur temps à nous dénigrer et à nous mépriser sur internet, tous ces petits racistes - dont certains vivent en Guadeloupe, cachés chez eux [derrière leur écran d’ordinateur] – qui disent qu’il faut BRULER DOMOTA et TUER NOMERTIN… nous leur disons de continuer… De continuer, mais que le peuple de Guadeloupe est dans la rue, que nous sommes debout et que nous ne reculerons pas. Alors qu’ils continuent à nous mépriser, qu’ils continuent dénigrer, mais nous ne reculerons pas parce que nous avons raison !

Alors nous exigeons, nous leur disons bien que nous exigeons qu’ils nous répondent quant à l’application du protocole (du 4 mars 2009), parce qu’ils ont signé ! Nous exigeons la vérité sur l’essence ! Et qu’ils ne viennent pas nous parler de transparence des prix : nous n’avons plus besoin de la « transparence » des prix : Tous les rapports ont tous démontré qu’ils nous couillonnaient !!! Ce que nous exigeons aujourd’hui c’est qu’ils prennent des décisions pour que les Hayot et les Despointes arrêtent de nous voler !!! [3] Qu’ils prennent des décisions pour que les compagnies pétrolières, notamment TOTAL, cessent de nous voler !!! Qu’ils prennent les décisions nécessaires pour remettre l’accord Bino sur les salaires sur les bases qu’il avait été signé !!! Qu’ils prennent les décisions nécessaires pour que les 8000 jeunes pour lesquels L’Etat s’était engagé à trouver une formation ou un emploi, soient formés ou puissent se voir proposer un emploi.

Voilà pourquoi nous sommes debout ! Voilà ce que nous devons exiger ! Alors, ne nous alarmons pas… : Nous disons au peuple de Guadeloupe de faire des Assemblées ; de parler avec vos amis, avec vos parents ; d’organiser des réunions dans les quartiers, dans les communes, dans les villes, en Haut, en Bas ; de faire des Assemblées générales dans les entreprises. Préparons nous ! Préparons nous dans tous les domaines, de façon à nous arrêter de travailler le jour où nous le déciderons !

Car nous ne tolérerons pas qu’ils nous méprisent de la sorte. Et nous disons aux élus – à Gillot, Lurel, à tous les maires – que nous leur avons écrit pour qu’ils ne viennent pas nous affirmer après coup qu’ils ne savaient pas, qu’il faut pratiquer le dialogue… C’est cela que nous faisons : la confrontation & le dialogue. Nous leur disons que nous pratiquons le dialogue, mais que n’attendrons pas 7 mois… »

Quand on dépasse la polémique des chiffres, on aborde le fond de la question, ou les questions de fond, et la plupart des journalistes a préféré rester à la surface des choses. Les medias n’ont voulu retenir de cet manif que le nombre des manifestants. Il y a de cela quelques semaines, Elie Domota qui était invité à la fête de l’Huma, avait été totalement « zappé » par la presse française, ,qui avait préféré ignorer sa présence… il est encore tôt pour se prononcer sur le « fonctionnement » de la presse au regard du LKP. a –t- elle reçu des ordres de du « grand » patron de l’Elysée ? Au cours des prochaines semaines, LKP reviendra à la Une de l’actu. Ce n’est pas un scoop que d’annoncer que la Guadeloupe, demeure pour longtemps dans la zone des tempêtes …

Source : CaraibCreoleNews

Publié par la Rédaction le vendredi 9 octobre 2009

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