
Emission radio : Mardi 6 mars - 15h00 Rendez-vous avec L’UTC/UGTG en direct sur "Culture FM" autour du conflit qui s’enlise à Goyave
Publié le 3/03/2012
Meeting de solidarité LKP le 14 Février 2012 - 19 h00 douvan simityè Moul
Publié le 12/02/2012
Spécial LKP avec ELIE DOMOTA sur Canal 10 - Mercredi 25 janvier 2012 - 20h30
Publié le 29/01/2012
Jédi 11 out a 7tèd swa an Bik la : Film si pwofitasyon anlè agrikiltè
Publié le 10/08/2011
Klowdékòn, Dlo é Santé : Jouné bokantaj épi LKP. Dimanch 31 jwiyé 2011 a Bèlokado Labityé - Kapèstè
Publié le 24/07/2011
Les ouvriers qui se croyaient en situation régulière se sont retrouvés du jour au lendemain dans l’incertitude. Ils ont découvert que leur patron ne versait pas aux services concernés les cotisations salariales qu’il leur prélevait.
Du coup, ces employés qui ont passé leur vie à trimer se sont rendu compte que leurs droits ont été bafoués : L’accès à l’AMO (Assurance Maladie Obligatoire) n’est pas possible à titre d’exemple. Les cotisations et autres retenues pour les caisses sociales « CNSS » (Caisse Nationale de la Sécurité Sociale) et de retraites « CIMR » (Caisse Interprofessionnelle Marocaine de Retraites) n’ont pas été versées depuis 2002 ; ils ne bénéficient pas de couverture médicale ni d’assurance sur les accidents de travail depuis 2004 ; leur 13 ème mois (255 heures par an) a été supprimés
Tout comme la prime de l’Aïd Kébir (Fête de mouton) depuis 2004 de l’octroi des deux tenues de travail par an ; les retenues sur salaires n’ont pas été versées aux créanciers (EQDOM) Les ouvriers, qui ont déposé 11 requêtes auprès du tribunal contre le patron, se sont adressés au Premier ministre, aux ministres respectifs de l’Intérieur, de l’Emploi, du Développement social, au CCDH (Conseil Consultatif des Droits de l’Homme) , « Diwane Al Madalim », au procureur du Roi, au syndic, au délégué provincial du ministère du Travail En vain.
Les travailleurs observent un sit-in devant l’usine depuis le 10 décembre. Ils demandent la régularisation de leur situation avec les organismes sociaux et la retraite. Ils veulent aussi reprendre leur travail et attendent impatiemment le redémarrage de l’activité de l’usine mais dans des conditions légales sachant que Gourvenec n’a pas de problème de débouchés. Leur but étant de pouvoir payer leur loyer, l’école pour leurs enfants, les factures qui s’accumulent, leurs dettes et les soins pour leur famille.
Le patron, quant à lui, fait la sourde oreille devant ces doléances. Il a déjà des antécédents en la matière. Dans le passé, il a foulé les droits des dizaines d’ouvriers de son usine de « tuilerie » à Mohammedia, puis ceux des salariés de l’usine Somarobinet. Il veut se débarrasser coûte que coûte de la main-d’oeuvre « vieillie » sans engager des frais et effacer l’ardoise de ses dettes. Alors que ses victimes endurent les affres de la vie, lui, il continue à s’enrichir dans l’immobilier, l’agriculture, la finance entre autres.
Données sur Gouvernec : SA, créée aux environs de 1936, sise Avenue Hassan II, Mohammedia.
Fabrique les boîtes d’emballage métalliques (une partie commercialisée localement, l’autre exportée). Il faut souligner que Carnaud et Gourvenec se partagent pratiquement le marché national
En 2004 : la société disposait de 246 salariés, aujourd’hui il n’en reste que 146 dont un tiers de femmes.
Gourvenec appartient aujourd’hui à l’une des riches et affairistes-famille de Mohammedia dont les activités sont multiples : finance (l’un des constituants de la BMAO « Banque Marocaine pour l’Afrique et l’Orient »), industrie (exemple de Somarobinet , Gourvenec), l’agriculture, l’immobilier.
Ali Fkir : ALI FKIR : Prof. universitaire retraité, membre fondateur du mouvement Marxiste-léniniste marocain illal Amam ’ En Avant ’, syndicaliste du SNESUP-Maroc, militant de l’AMDH (Association Marocaine des Droits Humains).
ALI FKIR a passé 17 ans derrière les barreaux avec M. ABRAHAM SERFATY et ses compagnons.
AMDH : Association Marocaine des Droits Humains, ONG constituée en juin 1979, reconnue d’utilité publique, vouée à la défense et la promotion des droits humains au Maroc, affiliée à la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme).
Actuellement elle dispose de 73 sections locales et 8 sections régionales et compte 8.000 membres environ dont un sixième de femmes.
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