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20 Novembre 1981 : début du conflit de la SCEFA

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Bref rappel des circonstances du conflit de la S.C.E.F.A.

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Couverture du dossier

Le 20 novembre 1981, une grève paralyse les habitations de la SCEFA dont le patron est Max MARTIN. Les ouvriers revendiquent de meilleures conditions de travail et la régularité du paiement de leurs salaires. _ Refusant tout dialogue avec L’UGTG, dont il nie la représentativité, Max Martin engage une épreuve de force : il circule ostensiblement armé et tente très tôt de signer un accord avec la CGTG ; laquelle ne voit pas d’un bon œil l’arrivée de son territoire habituel des représentants de L’UGTG.

Le 9 Décembre 1981, le tribunal reconnaît la représentativité de l’U.T.A. aux dépends de M. MARTIN qui la contestait.
Dès lors, Max Martin choisit la politique du pourrissement, rejetant toute médiation, y compris celle proposée par le médiateur nommé par la Préfecture : M. Philogène.
Mové Kalkil : loin d’affaiblir la mobilisation, cette stratégie renforce la détermination des travailleurs.

Le 15 janvier 1982, l’échec de toutes les tentatives de négociation et de médiation à cause de l’entêtement de Martin, de son arrogance et son mépris peu commun des travailleurs, conduit les ouvriers à occuper l’entreprise.

Le 1er février 1982, avec la complicité de la CGTG, Max MARTIN tente de faire reprendre le travail pour saboter la lutte des travailleurs de l’UTA.
En réaction, les organisations du Mouvement Patriotique appellent à une grève générale et à une manifestation à Capesterre pour soutenir les luttes en cours, et notamment celle des travailleurs de la SCEFA - SCEPLAG.

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Tropic Magazine N°1 - Mai 1982

Le Lundi 15 février 1982, jour de la manifestation, des barrages érigés à hauteur de Cambrefort coupent la route reliant Basse-Terre à Pointe-à-Pitre.
Gaston Deferre, ministre de l’intérieur, est en visite en Guadeloupe. C’est aussi ce jour-là, que Max Martin est retrouvé mort devant sa porte, tué par balle. Auparavant, des explosifs avaient éclaté chez Georges Félice, son géreur le plus fidèle.

Quelques jours après, il apparait que l’enquête policière se dirige exclusivement vers les milieux patriotiques. Gardes-à-vue, perquisitions, brutalités policières...les socialistes montrent leur vrai visage, voulant avant tout rassurer les propriétaires fonciers et tous les réactionnaires qui craignent, à tort ou à raison, pour leur peau.

Le 17 février 1982, le jeune Robert Marc-Antoine (22 ans), ouvrier agricole à la SCEFA et militant de L’UTA est jeté en prison à la Maison d’arrêt de Basse-Terre. Il lui est reproché d’avoir -soi-disant- participé à une opération commando contre un des géreurs de Max Martin, Georges Félice.

Le samedi 13 mars 1982, à l’appel du MUFLNG (Mouvement Patriotique), près d’un millier de guadeloupéens manifestent dans les rues de Basse-Terre, en dépit du mauvais temps.
Partis du parking de la mairie, les manifestants se rendent devant la Maison d’arrêt. "Jandab, lajol, fizi, nou pa pè", "Lagé Marc-Antoine !"
De retour devant la mairie, quelques orateurs clôturèrent la manifestation en montrant comment la justice française, qui laisse en liberté les grands voleurs de la Sodeg et de la DDE, met en prison un jeune travailleur dont le seul crime est d’avoir participé à une grève.
"Tout jé sé jé, men fè jé é l’UGTG pa jé", conclut l’un d’eux.

Début mars 1982, reprise du travail à la SCEFA, sur la base des conclusions du médiateur, M. Philogène.

Le lundi 29 mars, l’Etat colonial français dépêche plusieurs camions de "képis-rouges" à Roussel, au Lamentin pour se saisir de Peter Alexander, ouvrier agricole agé de 50 ans. Il lui est reproché une "tentative de détérioration de matériel agricole par substance explosive".

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Jakata - Avril 1982

Dès lors, France Antilles et Radio Guadeloupe ayant préalablement accompli leur sale besogne, la machine policière et judiciaire de l’Etat colonial peut alors se déchainer. Ainsi, alors qu’officiellement, les magistrats prétendent que ces deux dossiers (arrestation des travailleurs, d’une part, et mort de Max Martin d’autre part), sont différents, "France Antilles" n’hésitait pas, après l’arrestation d’Alexander que "l’étau se resserre sur les assassins de Max Martin". la radio gouvernementale, complétant l’œuvre de désinformation, parle quant à elle d’"arrestations dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Max Martin.

Le samedi 1er Mai 1982, mobilisation à Basse-Terre de l’UPG, de l’UTA, de l’UGTG, du SGEG (MUFLNG), pour dénoncer la répression coloniale et exiger la libération de Robert Marc-Antoine et de Peter Alexander.

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Robert Marc-Antoine

Le vendredi 2 juillet 1982, journée de mobilisation et d’action pour exiger la libération de Marc-Antoine et Alexander : Grève et rassemblement d’un millier de Guadeloupéens au palais de justice de Basse-Terre, où se déroule devant le tribunal correctionnel le procès de Marc-Antoine et Alexander.
Accusé le premier, de complicité de détérioration d’un véhicule par engin explosif, et le second de détérioration volontaire d’engins à l’aide d’explosifs.
La défense de Marc Antoine est assurée par Maître Rodes et celle d’Alexander par maître Ezelin. Maîtres Tacita et Hermantin assuraient l’ensemble de la défense.
La partie civile avait pour avocat maître Louis.

Robert Marc-Antoine est relaxé au bénéfice du doute, Peter Alexander, est lui condamné à trois années d’emprisonnement.


Publié par la Centrale UGTG le mardi 5 août 2008
Mis à jour le mardi 16 décembre 2008

Téléchargez les documents joints à l'article

Reprise du travail à la SCEFA : Un syndicaliste de L’UTA explique.
 
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Entretien avec Peter Alexander à sa sortie de prison.
 
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Entretien avec Robert Marc-Antoine
 
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Tracts appelant à la mobilisation.
 
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Article : une exigence élémentaire de justice
 
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Poids : 618.3 ko
Article : Le procès d’un "procès"
 
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Poids : 553.7 ko
 

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